28 avril 2010

Eagle Seagull - Black session - 26 avril 2010

Cette semaine, c'est la semaine des concerts, puisqu'après une première sortie samedi, on était à nouveau en vadrouille, maman et moi, lundi soir. Et ce n'est pas fini ... Merci donc aux baby-sitters ;-) Cette fois-ci, c'était par l'entremise de la divine paire Lenoir/Soulier, inaltérable couple rock officiant le soir sur France Inter, et de leurs savoureuses black sessions (déjà la 314ème!). Lenoir avoue pour une fois, prendre un risque, ne connaissant que peu ou prou Eagle Seagull, cette formation originaire du Nebraska et ne sachant pas trop ce qu'elle peut donner à voir et à entendre en live. Un mélange entre Arcade Fire (décidément, ceux-là sont toujours systématiquement cités) et Pulp nous dit-il. Faut voir. A l'écoute de leur dernier disque, j'y entends plutôt du Franz Ferdinand. 22h passés de quelques minutes, les Eagle Seagull rentrent donc en scène et derrière les deux claviers, se placent d'une part, un petit barbu à forte tignasse mais en costume, plutôt élégant (mélange de folk campagnard et de rock citadin ?) et d'autre part, une grande bringue blonde à frange toute palote, en robe printanière façon "Belle des champs" (oups! je vois déjà certaines mauvaises langues me reprocher de faire une fois de plus les mérites d'un produit "bon marché" ...). Pendant un quart d'heure, on les écoute poliment. Comme si, après ce que venait de dire Lenoir, le groupe comme le public semblaient un peu tendus, ne sachant pas à quoi s'attendre. Puis, délaissant un des claviers pour une guitare, il nous délivre alors "I'm sorry but I'm beggining to hate your face", sans doute un des meilleurs titres de leur dernier disque "The Year Of How-To Book" , et c'est le concert qui décolle enfin. Puis suivent quelques autres chansons particulièrement efficaces : "You can't call yourself a secret", le single "Twenty thousand light years" ou encore "You're the reason why I am afraid to die", le groupe n'étant jamais aussi bon que lorsque sa musique s'emballe un peu et que les synthés parfois kitsch deviennent d'un coup moins présents. Et c'est finalement aux Cure du milieu des années 80, période "Caterpillar" et "In Between Days", que nos Eagle Seagull me font alors penser. Au final, on pourra tout de même reprocher au groupe un certain manque de charisme : peu de communication avec le public, musiciens assez statiques dans l'ensemble. Le trac sans doute, même si cela pourrait être assez pénalisant pour l'avenir de la formation. Malgré tout, une fois de plus, ce fut une bien belle soirée. Les black sessions restent une valeur sûre, Bernard avait tort d'être inquiet.

Clip de "Twenty thousand light years" :

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