12 avril 2010

Mes indispensables : Brian Eno - Here Come the Warm Jets (1973)

Bonjour à tous. C'est à nouveau Maman qui s'adresse à vous ce matin, pour vous parler d'un indispensable parmi les indispensables : "Here Come the Warm Jets", de Brian Eno. Suite à mes précédentes interventions, vous aurez sans doute deviné qu'il m'est quasi-impossible de parler de rock sans prononcer à un moment donné le nom de Brian Eno. Et pour cause... Voyez-vous, si j'ai épousé Papa, c'est en grande partie parce qu'il avait "Here Come the Warm Jets" et "Before and After Science" dans sa discothèque... Comme quoi le mariage tient à peu de choses !
Mais revenons à nos moutons et à nos "Warms Jets"... Après des débuts plus que prometteurs au sein de Roxy Music au début des années 70, Eno se lance dans une carrière solo avec l'album qui nous intéresse aujourd'hui. Toujours aussi glam et flamboyant mais plus expérimental, "Here Come the Warm Jets" se veut avant-gardiste et déjanté. Tous les membres de Roxy y sont présents, à l'exception de Brian Ferry. Y participent également Robert Fripp et John Wetton de King Crimson, mais également des membres des groupes Hawkwind, Matching Mole et Pink Fairies. A priori, tous ces gens n'avaient pas grand-chose à faire ensemble, mais Eno a délibérément choisi des musiciens aux inspirations très différentes dans le but de créer un son totalement original et inédit. Quant à l'écriture, elle relève davantage de l'association libre (plus tard, Eno mettra au point ses "stratégies obliques") que d'un véritable exercice de style. La plupart du temps, les paroles sont absurdes et pourtant rien à dire, ça sonne. Il n'y a qu'à écouter "Driving Me Backwards" et "On Some Faraway Beach" pour saisir l'intensité et l'onirisme de l'oeuvre d'Eno. Avec ses méthodes d'apprenti sorcier, il aboutit à un album inclassable, intemporel et éminemment influant.
Avec "Here come the Warm Jets", Eno se pose en pionnier, ce qu'il confirmera au fil de ses albums et de ses diverses collaborations artistiques. Pour corroborer mon propos et en guise de conclusion, je me contenterai de vous citer un extrait d'une chanson du dernier album de MGMT, justement intitulée "Brian Eno" :
"He taught me many things
The wisdom of oblique strategies
The prophet of a sapphire soul
Presented through creative freedoms
And everything I say is true
'Caus if I was telling lies it'd probably show

I can tell that he's kind of smiling
But what does he know?
We're always one step behind him, he's Brian Eno
Brian Eno"

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