Accéder au contenu principal

Destroyer - Poison Season

ça y est, c'est la rentrée ! Surtout que cette semaine musicale est particulièrement riche en sorties attendues. La première dont je vais vous parler ne l'était pas vraiment pour moi. Destroyer, je ne l'ai croisé qu'à la sortie de son précédent "Kaputt" qui, malgré l'engouement critique qu'il a suscité, m'avait laissé assez indifférent. Cette musique pop d'ambiance avec petits rythmes synthétiques et basses souples faisant aussi la part belle au saxophone sonnait un poil trop kitsch pour moi. Comme le gars - oui, Destroyer, c'est en fait le seul Dan Bejar - passe au festival Pitchfork le jour où j'aimerais bien y aller (il y aura aussi Ariel Pink, Deerhunter et Beach House, excusez du peu), je me suis dit que j'allais jeter une oreille plus attentive à sa musique.
Et franchement son nouveau "Poison Season" est une merveille de pop foisonnante, sophistiquée et intelligente délaissant les claviers synthétiques pour un quintet à cordes et des arrangements soignés. C'est bien simple d'un bout à l'autre des 13 morceaux, difficile de trouver la moindre faiblesse. "Hell", mon préféré, ressemble à s'y méprendre, à l'inverse de son titre, à l'image que je me fais d'un paradis pop. Ce poison-là est déjà mon disque de la rentrée. Au moins.

Clip de "Girl In A Sling" :

Clip de "Times Square" :

Commentaires

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Drugdealer - Raw Honey

Weyes Blood encore et toujours. On la retrouve cette fois en compagnie du groupe Drugdealer - elle était déjà là sur le premier album du groupe, "The end of the comedy" - pour le très beau "Honey", bien dans l'esprit de ce qu'elle fait en solo. Il faut dire que la musique de Drugdealer est très proche de celle de Weyes Blood, c'est-à-dire douce, mélodique, admirablement désuète et kitsch (l'école californienne de Ariel Pink et consorts). En plus de l'évidente influence des Beatles("If you don't know now, you never will") , "Raw Honey" flirte même avec le jazz-rock FM des années 70. "Fools" ressemble par exemple à du Steely Dan.  Sauf que c'est toujours fait de manière décontractée, sans démonstration de virtuosité. Il faut dire que Michael Collins, l'auteur-compositeur de Drugdealer n'est arrivé à la musique qu'il y a dix ans seulement, en autodidacte. Voilà donc un agréable disque de saison, à …

O - à terre !

En voyant la liste des catégories pour les prochaines Victoires de la musique, je me suis dit tout de suite qu'il en manquait au moins une. Quid de la pop française ? Alors que celle-ci s'est rarement portée aussi bien ? Mais ce n'est plus à prouver que ces cérémonies restent au final très consensuelles, se contentant de valider les goûts de l'époque sans voir plus loin, et rechercher l'intemporel. Pourquoi passer ainsi sous silence la bonne santé de la pop d'ici en ignorant si ouvertement le talent de Chevalrex, Thousand, Barbara Carlotti ou Olivier Marguerit alias O ? Ce dernier est d'ailleurs peut-être le lien entre tous, car bien souvent caché derrière tous les derniers disques de pop français qui comptent. Il a aussi officié au sein des indispensables Syd Matters dont on attend toujours une suite au chef d'oeuvre "Brotherocean".  O revient donc avec un deuxième album, encore plus réussi que le premier - le déjà remarqué et remarquable &q…

Snapped Ankles - Stunning Luxury

Les anglais de Snapped Ankles sont de retour avec toujours leur discours sur le retour à l'état de nature, d'où leur étrange déguisement de monstres plantes, en référence au dessin animé Jayce et les conquérants de la lumière ? Ils seraient pourtant devenus des agents infiltrés pour empêcher des promoteurs immobiliers - d'où la nouveauté de la cravate - de détruire la nature en promettant aux futurs acquéreurs un luxe étourdissant ("Stunning Luxury"). Même lorsque le "système" semble avoir gagné - fini de jouer avec les arbres, comme sur leur premier disque "Come Play The Trees" - on peut toujours essayer de le détruire de l'intérieur. Le post punk est un mouvement qui est régulièrement associé à la critique de la société de consommation. Les Snapped Ankles ne seraient donc que les descendants d'une longue filiation.  Car le style musical ne change pas non plus, sorte de mariage entre Gang of Four, Can ou The Fall, avec une pointe de …