Accéder au contenu principal

Destroyer - Poison Season

ça y est, c'est la rentrée ! Surtout que cette semaine musicale est particulièrement riche en sorties attendues. La première dont je vais vous parler ne l'était pas vraiment pour moi. Destroyer, je ne l'ai croisé qu'à la sortie de son précédent "Kaputt" qui, malgré l'engouement critique qu'il a suscité, m'avait laissé assez indifférent. Cette musique pop d'ambiance avec petits rythmes synthétiques et basses souples faisant aussi la part belle au saxophone sonnait un poil trop kitsch pour moi. Comme le gars - oui, Destroyer, c'est en fait le seul Dan Bejar - passe au festival Pitchfork le jour où j'aimerais bien y aller (il y aura aussi Ariel Pink, Deerhunter et Beach House, excusez du peu), je me suis dit que j'allais jeter une oreille plus attentive à sa musique.
Et franchement son nouveau "Poison Season" est une merveille de pop foisonnante, sophistiquée et intelligente délaissant les claviers synthétiques pour un quintet à cordes et des arrangements soignés. C'est bien simple d'un bout à l'autre des 13 morceaux, difficile de trouver la moindre faiblesse. "Hell", mon préféré, ressemble à s'y méprendre, à l'inverse de son titre, à l'image que je me fais d'un paradis pop. Ce poison-là est déjà mon disque de la rentrée. Au moins.

Clip de "Girl In A Sling" :

Clip de "Times Square" :

Commentaires

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Nick Cave & Warren Ellis - Carnage

On continue le rattrapage des disques 2021 avec une sacré pointure, puisque j'ai nommé Nick Cave, sans doute le rockeur ultime. Celui qui a commencé punk arty au sein de Birthday Party et produit aujourd'hui parmi les disques plus sombres qui soient. Le décès d'un fils y étant évidemment pour quelque chose. Autant les deux précédents albums, les pourtant acclamés - mais comment attaquer un père inconsolable - " Skeleton Tree " et " Ghosteen " m'avaient laissé étrangement indifférent. Autant ce " Carnage " sorti cette fois sans ses Bad Seeds mais avec le seul Warren Ellis - décidément compagnon de tous les instants depuis quelques années - m'a tout de suite marqué. Par son dépouillement, par sa quasi absence d'effets, juste quelques délicats et déchirants arrangements venant ornés juste ce qu'il faut le spleen du sieur Cave. Il n'est plus question de masquer les faits sous un quelconque décorum mais d'affronter la vérité

Richard Dawson & Circle - Henki

  Qu'il soit seul, au sein de Hen Ogledd ou accompagné du groupe de heavy metal finlandais Circle, la musique de Richard Dawson présente la même singularité. " Henki " est donc le résultat de la drôle de rencontre entre le troubadour anglais à la voix qui n'est pas sans rappeler celle de Robert Wyatt - souvent à la limite de la justesse - et une de ses formations préférée, pourtant assez opposée de son univers folk médiéviste. L'album ne comporte que 7 titres, souvent très longs, histoire d'appuyer un style envoûtant aux influences multiples, à l'exacte jonction des musiques de Circle et de Dawson, et aux nombreuses fulgurances (mention spéciale pour les guitares de " Silphium "). Une fois de plus, il est très difficile de classer un disque de Richard Dawson, toujours à la frontière du kitsch et de l'expérimentation. Chaque titre a un nom de plante dont certaines ont disparu (cooksonia, silphium), comme pour célébrer son attachement à la natu

Baptiste W. Hamon & Barbagallo - Barbaghamon

Quand deux des plus talentueux songwriters français actuels se rencontrent, ça ne peut produire qu'un excellent disque. Baptiste W. Hamon et Julien Barbagallo réussissent l'audacieux pari de réunir leurs deux univers assez différents pour en tirer le meilleur. Le premier s'inscrit à la fois dans une tradition de chanson française (Jean Ferrat) et de country musique américaine (Townes Van Zandt) à l'ancienne. Le second plus "moderne" marrie l'électro d'un Sébastien Tellier et la pop d'un JP Nataf, assez éloigné au final de Tame Impala et d'Aquaserge, deux formations dont il est pourtant à l'occasion batteur. Le disque est construit à l'image d'un diptyque : une partie est l'oeuvre de Baptiste W. Hamon (" J'écoute l'eau ", " Ils fument ", " Maria "), l'autre de Barbagallo (" Le jour viendra ", " Nous nous reverrons ", " Le bleu du ciel "). Qu'ils se retro