Accéder au contenu principal

Destroyer - Poison Season

ça y est, c'est la rentrée ! Surtout que cette semaine musicale est particulièrement riche en sorties attendues. La première dont je vais vous parler ne l'était pas vraiment pour moi. Destroyer, je ne l'ai croisé qu'à la sortie de son précédent "Kaputt" qui, malgré l'engouement critique qu'il a suscité, m'avait laissé assez indifférent. Cette musique pop d'ambiance avec petits rythmes synthétiques et basses souples faisant aussi la part belle au saxophone sonnait un poil trop kitsch pour moi. Comme le gars - oui, Destroyer, c'est en fait le seul Dan Bejar - passe au festival Pitchfork le jour où j'aimerais bien y aller (il y aura aussi Ariel Pink, Deerhunter et Beach House, excusez du peu), je me suis dit que j'allais jeter une oreille plus attentive à sa musique.
Et franchement son nouveau "Poison Season" est une merveille de pop foisonnante, sophistiquée et intelligente délaissant les claviers synthétiques pour un quintet à cordes et des arrangements soignés. C'est bien simple d'un bout à l'autre des 13 morceaux, difficile de trouver la moindre faiblesse. "Hell", mon préféré, ressemble à s'y méprendre, à l'inverse de son titre, à l'image que je me fais d'un paradis pop. Ce poison-là est déjà mon disque de la rentrée. Au moins.

Clip de "Girl In A Sling" :

Clip de "Times Square" :

Commentaires

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Luke Haines & Peter Buck - Going Down To The River... To Blow My Mind

" It’s the end of the world as we know it and i feel fine " nous chantait déjà REM en 1987. Les années passent et ce sentiment s'élargit. Devant une actualité toujours déprimante, nous sommes de plus en plus nombreux à préférer l'indifférence, pour nous protéger, rester "en vie". C’est sur ce constat défaitiste et aussi sur une même accointance pour les guitares tranchantes que Peter Buck et Luke Haines ont décidé d’écrire des disques à 4 mains. Pour ceux qui ne savent pas qui sont ces deux individus, le premier n’est rien d’autre que l’ancien guitariste de REM, le second est l’ancien chanteur de The Auteurs. Tous deux sont responsables d’une palanquée de mes classiques personnels. " Going down to the river... to blow my mind " est déjà leur troisième album commun. J’avais quelque peu fait l’impasse sur les deux premiers, à tort. En tout cas, ce nouveau présente une liste de titres impeccables dans la droite lignée des premiers disques de The Auteu...

Michel Houellebecq & Frédéric Lo - Souvenez-vous de l'homme

On ne présente plus le premier, l’un des écrivains français les plus traduits au monde, controversé, aimant la provocation, jusqu’à flirter avec l’extrême droite ou tourner dans un porno amateur. On l’avait déjà retrouvé sur disque lors d’une collaboration avec Bertrand Burgalat pour le brillant et culte " Présence humaine " en 2000. Ses textes poétiques se marient bien avec la musique, ils ont leur mélodie, même s’ils sont juste déclamés. On connait un peu moins le second. Pourtant, c’est lui qui fut à l’origine du renouveau artistique de deux chanteurs attachants et en perte de vitesse, au bout du rouleau : d’une part, Daniel Darc, l’ex Taxi Girl avec le bien nommé " Crève coeur " en 2004, grand disque de chanson d’ici, et d’autre part, Pete Doherty, l’ex Libertines qui peinait à se renouveler avec un album élégant, à la classe délicieusement désuète. Les deux se seraient mis d’accord à l’écoute du " Psaume 23 " repris par Darc sur l’album susnommé. Houe...

"Starman : Quand Ziggy éclipsa Bowie" & "Nick Cave : Mercy on Me" de Reinhard Kleist

Deux chroniques pour le prix d'une ! Et des chroniques de bandes dessinées, une fois n'est pas coutume. Mais des bandes dessinées sur la musique et le rock en particulier. Noël est passé, mais il n'est jamais trop tard ou se faire plaisir ou offrir. Voici en tout cas deux bouquins que je recommande fortement pour qui aime l'univers et la musique de ces deux grands artistes : David Bowie et Nick Cave. Mais qui ne les aiment pas ? Reinhard Kleist, l'auteur de ces deux livres, est un dessinateur allemand qui, après avoir déjà réalisé une biographie de Johnny Cash enchaîne donc avec les deux chanteurs susnommés. Il n'a pas réalisé que ce type d'oeuvre, mais c'est quand même ce qui est en train de faire son succès. Il faut dire, comme je l'ai dit précédemment qu'elles sont particulièrement réussies. Si Bowie - paix à son âme - n'est plus en état de valider ou non cette énième biographie, Cave a déjà dit tout le bien qu'il pensait de la sienne ...