Accéder au contenu principal

U.S. Girls - Half Free

La rentrée est passée et avec elle, sont arrivées ces semaines qui se suivent et se ressemblent un peu toutes. Me voilà de nouveau embarqué par le quotidien, un peu privé de musique ou n'en consommant pas autant que j'en voudrais. La vie est trop courte, ce n'est un secret pour personne et si le clonage humain devait être utile, en dehors de toute question éthique, un jour, ce serait pour créer plusieurs soi, pour pouvoir faire plusieurs choses en même temps. Malheureusement, ce n'est pas possible. En attendant, on fait des choix, des compromis. On avance comme on peut, essayant de garder le meilleur. Même si le meilleur aujourd'hui n'est pas forcément celui de demain. Mais je m'égare. Tout ça pour justifier mon manque de constance à tenir ce blog. Mon manque d'appétit musical aussi. Alors, je me dis qu'à défaut d'être toujours complètement emballé, parler de musique qui change, qui ne ressemble à rien de connu, ça pourrait au moins faire avancer le schmilblick. L'inconnu, le mystère, c'est excitant, non ?
L'américaine Megan Remy qui se cache derrière le pseudo de U.S. Girls faisait de la musique depuis quelques années toute seule dans son coin, à Toronto, en amateur. Et puis, sa pop lo-fi a fini par séduire un label indépendant aussi important que 4AD, incroyable machine à dénicher des talents hors normes (Cocteau Twins, Dead Can Dance, Pixies, Ariel Pink, Deerhunter, etc). Voilà qu'avec "Half Free", elle commence à faire parler d'elle. Féministe jusqu'au bout des ongles, son style éclectique séduit, ça nous change de la délurée Miley Cyrus qui, malgré une forte personnalité et le parrainage d'un Wayne Coyne, ne parvient pas à créer quelque chose d'aussi fort et différent. Quoiqu'en pensent certains, le talent, ça ne se marchande pas. Voilà qui est rassurant. 

Clip de "Damn The Valley" :

Clip de "Woman's work" :

Clip de "Window Shades" :

Commentaires

  1. Mais oui..il faudrait qu'on nous greffe plusieurs oreilles.. je sais pas, deux paires de plus.. avec un cerveau qui gère toutes les écoutes pendant qu'on bosse.. voire qu'on dorme ..remarques, il m'arrive d'en rêver la nuit.. de ma pile de disques ;D

    Je connaissais pas du tout, merci Vince pour l'info tte neuve

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Deux paires de plus, je ne sais pas ;-) Le boulot, si seulement on pouvait s'économiser ça, on y gagnerait. Mais ça, c'est une histoire !

      Supprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Nick Cave & Warren Ellis - Carnage

On continue le rattrapage des disques 2021 avec une sacré pointure, puisque j'ai nommé Nick Cave, sans doute le rockeur ultime. Celui qui a commencé punk arty au sein de Birthday Party et produit aujourd'hui parmi les disques plus sombres qui soient. Le décès d'un fils y étant évidemment pour quelque chose. Autant les deux précédents albums, les pourtant acclamés - mais comment attaquer un père inconsolable - " Skeleton Tree " et " Ghosteen " m'avaient laissé étrangement indifférent. Autant ce " Carnage " sorti cette fois sans ses Bad Seeds mais avec le seul Warren Ellis - décidément compagnon de tous les instants depuis quelques années - m'a tout de suite marqué. Par son dépouillement, par sa quasi absence d'effets, juste quelques délicats et déchirants arrangements venant ornés juste ce qu'il faut le spleen du sieur Cave. Il n'est plus question de masquer les faits sous un quelconque décorum mais d'affronter la vérité

Richard Dawson & Circle - Henki

  Qu'il soit seul, au sein de Hen Ogledd ou accompagné du groupe de heavy metal finlandais Circle, la musique de Richard Dawson présente la même singularité. " Henki " est donc le résultat de la drôle de rencontre entre le troubadour anglais à la voix qui n'est pas sans rappeler celle de Robert Wyatt - souvent à la limite de la justesse - et une de ses formations préférée, pourtant assez opposée de son univers folk médiéviste. L'album ne comporte que 7 titres, souvent très longs, histoire d'appuyer un style envoûtant aux influences multiples, à l'exacte jonction des musiques de Circle et de Dawson, et aux nombreuses fulgurances (mention spéciale pour les guitares de " Silphium "). Une fois de plus, il est très difficile de classer un disque de Richard Dawson, toujours à la frontière du kitsch et de l'expérimentation. Chaque titre a un nom de plante dont certaines ont disparu (cooksonia, silphium), comme pour célébrer son attachement à la natu

Baptiste W. Hamon & Barbagallo - Barbaghamon

Quand deux des plus talentueux songwriters français actuels se rencontrent, ça ne peut produire qu'un excellent disque. Baptiste W. Hamon et Julien Barbagallo réussissent l'audacieux pari de réunir leurs deux univers assez différents pour en tirer le meilleur. Le premier s'inscrit à la fois dans une tradition de chanson française (Jean Ferrat) et de country musique américaine (Townes Van Zandt) à l'ancienne. Le second plus "moderne" marrie l'électro d'un Sébastien Tellier et la pop d'un JP Nataf, assez éloigné au final de Tame Impala et d'Aquaserge, deux formations dont il est pourtant à l'occasion batteur. Le disque est construit à l'image d'un diptyque : une partie est l'oeuvre de Baptiste W. Hamon (" J'écoute l'eau ", " Ils fument ", " Maria "), l'autre de Barbagallo (" Le jour viendra ", " Nous nous reverrons ", " Le bleu du ciel "). Qu'ils se retro