Accéder au contenu principal

These New Puritans - Point Ephémère - 29 avril 2010

Désolé pour hier, pas de chronique honteuse, pas le temps en fait, trop de concerts et donc de compte-rendus à produire ici. Dernier en date pour cette semaine et pas des moindres : These New Puritans, responsables d'un deuxième album "Hidden" particulièrement atypique et accessoirement un de mes principaux coups de coeur musicaux de ce début d'année. Je ne connaissais pas encore la salle du Point Ephémère et j'avoue avoir été un peu surpris par la petitesse du lieu, surtout en pensant à la musique assez violente du groupe programmé. En tout cas, nous nous pointons là-bas, à l'heure indiquée sur le billet, c'est-à-dire à 20h. Malheureusement, comme il n'y a pas de première partie (était-ce prévu ?), nous patientons une bonne heure avant le début des hostilités. Car d'hostilités, il est plus que jamais question. Finies les petites douceurs (et mièvreries?) de mardi soir, ici, il n'y a pas de place pour la galéjade. D'entrée de jeu, These New Puritans impose son rythme guerrier : c'est d'ailleurs le terrifiant "We Want War" qui ouvre le bal. Le décor est aussi rapidement planté : 2 bassons à gauche de la scène, un synthé jouée par une fille au look de Morticia, une batterie placée pour une fois très en avant, et les deux frangins Barnett, l'un derrière tout un tas de machines et de percussions (et de chaînes) qui tentera de reproduire - quelque fois assez artificiellement, il faut bien l'avouer - le son si travaillé de leur dernier disque et enfin l'autre, guitariste et chanteur façon hip-hop,  psalmodiant ces textes affublé d'une cotte de maille de circonstance. On pense aux templiers. Alors, prêt pour la croisade ? Parce que l'heure qui va suivre va être physique, tendue, brutale, flippante, étouffante, éreintante. Une fille fait d'ailleurs rapidement un malaise au premier rang. Comme sur disque, la musique de These New Puritans ne laisse pas indifférent, mais ceux qui sont là le savent déjà, s'y sont préparés et sont sans doute même venus pour ça. Le groupe enchaîne (c'est le cas de le dire) tous les morceaux de son dernier album mais très peu du précédent. Après un court rappel, il termine par le titre le plus calme, "5", qui est aussi le dernier de "Hidden",  comme pour essayer de marquer en douceur la fin du combat. On en ressort tout de même sonné, en nage. Le bruit des percussions, omniprésentes, résonnera encore un bon moment dans nos têtes. Dehors, le temps est plus lourd que jamais, ça sent l'orage ...

Clip de "Attack Music" :

Commentaires

  1. Bonjour Vincent, je suis un peu du même avis.
    Et pour illustrer tout ça, chronique et vidéos de leur concert à Bruxelles 2 jours plus tôt
    http://fun1959.canalblog.com/archives/2010/04/28/17717377.html

    RépondreSupprimer
  2. Bonjour momo,
    Merci pour le lien et les vidéos !

    RépondreSupprimer
  3. Je profite de ce commentaire pour répondre à celui que tu as laisé sur mon blog. Je ne comprends pas pourquoi on considère que la voix du chanteur est dans un registre hip-hop. Certes, le texte n'est pas chanté, mais il n'est pas non plus déclamé comme dans le hip-hop. La voix ne joue ici aucune place majeure, n'est pas utilisée comme instrument, et je ne crois pas que le chanteur, au vu de ce que j'ai vu à Bruxelles, a les moyens de faire du hip-hop un tant soit peu correct. Bref, pas du tout convaincu...

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Philippe Cohen Solal & Mike Lindsay - Outsider

Henry Darger était ce qu'on appelle un artiste "outsider". Il a oeuvré toute sa vie dans l'ombre. Ses travaux n'ont été découverts qu'à sa mort, en 1973. C'est avant tout " Vivian girls ", un récit épique de plus de 15 000 pages racontant une histoire de princesses, d'esclavage, de guerres, peuplée de tout un tas de personnages imaginaires, tantôt morbides, tantôt enfantins. Elle est accompagné d'aquarelles, collages, dessins en tous genres et inspirée par l'univers des comics. Depuis sa mort, son oeuvre fait l'objet d'un culte grandissant. On l'a retrouvée exposée dans de nombreux musées d'art moderne, à Chicago, sa ville natale, New-York ou Paris. Cette fois-ci, c'est le compositeur français Philippe Cohen Solal, fondateur de Gotan Project, touché par cet artiste maudit, qui a décidé de faire un album complet autour de son univers.  Il a pour cela fait appel à quelques amis : Mike Lindsay, leader des folkeux an

Et toi, t'as écouté quoi en 2020 ?

Nous y voici donc, le calendrier des sorties de l'année 2020 avec les disques chroniqués ici-même. 50 disques pour une année 2020 qui, si elle n'a pas été franchement emballante d'un point de vue événements a réussi à tenir malgré tout le cap niveau musical avec quelques beaux disques. Je vous laisse partager en commentaires vos coups de coeur personnels si ça vous dit. Il me restera ensuite à clôturer définitivement l'année avec ma compilation millésimée et mon top 10 des albums, pris bien sûr dans cette sélection. JANVIER 8   : Electric Soft Parade - Stages 10 : Alexandra Savior - The Archer 17 : of Montreal - UR FUN 24 : Andy Shauf - The Neon Skyline        Tristen - Les identités remarquables 31 : Dan Deacon - Mystic Familiar        Superbravo - Sentinelle        Destroyer - Have We Met FEVRIER 7   : Isobel Campbell - There is no other... 14 : Octave Noire - Monolithe 21 : Spinning Coin - Hyacinth 28 : Grimm Grimm - Ginormous MARS : 6   : The Saxopho

The Avalanches - We Will Always Love You

Après la sortie du dernier disque de Gorillaz rempli à ras bord de musiques en tous genres et d'invités de marque, voici The Avalanches qui placent peut-être encore la barre au-dessus, si cela est possible. Jugez plutôt : MGMT, Johnny Marr, Vashti Bunyan, Mick Jones, Neneh Cherry, Kurt Vile, Karen O, Wayne Coyne ou Rivers Cuomo. On est donc dans la surenchère de sons, de collaborations, d'albums pleins comme un oeuf. Bienvenue dans la culture du zapping, sauf qu'ici, il y a - et c'est ça qui est assez incroyable - une vraie homogénéité malgré les styles si différents des invités. Chacun est venu se fondre dans la grande orgie pop orchestrée par le duo Australien. Contrairement au Gorillaz, on peut ici tout aimer ou presque. Si je n'étais pas forcément convaincu par les quelques singles annonciateurs, l'écoute entière de l'album m'a conquis. C'est le miracle de ce groupe : comme " Since I Left You " paru il y a déjà vingt ans, ce " We