Accéder au contenu principal

Bertrand Belin - Festival FNAC Live - Place de l'hôtel de ville de Paris - 24 juillet 2011

C'est l'été et rien de tel que d'écouter un peu de musique en plein air, histoire de profiter des quelques maigres rayons de soleil. Effectivement, dimanche aura été l'une des seules journées potables de la semaine dernière.  ça y est, je me mets à parler du temps qu'il fait, à croire qu'en cette période estivale, plus rien d'autre ne compte vraiment et toute vie s'arrête ou presque. Après la radio rock Oui FM, c'était en tout cas au tour de la FNAC - séquence publicitaire - de faire son festival en proposant au public et touristes parisiens, dans le cadre de Paris Plage, quelques concerts de musique française ou assimilée. J'avais noté deux concerts sur mes tablettes : celui de Cascadeur le vendredi soir et donc Bertrand Belin en fin d'après-midi, dimanche. Pour Cascadeur, j'ai longuement hésité et puis, la météo, la flemme d'une fin de semaine de travail m'en ont dissuadé. Avec le recul, je ne regrette pas vraiment, tellement la durée accordée à chaque artiste pendant ce festival semble réduite à la portion congrue. Bertrand Belin n'aura joué en tout et pour tout que 20 minutes, à peine plus. C'est peu et pas assez pour mettre en place une quelconque ambiance. De toute façon, sa pop de chambre n'est pas vraiment faite pour ça, les grands rassemblements. Les quelques titres de son dernier et excellent album "Hypernuit" sont alors joués façon western, avec guitare électrique sautillante de rigueur, histoire de chauffer un poil la foule de badauds présents sur le parvis de l'hôtel de ville. Il fait beau et c'est si rare en ce moment que les touristes préfèrent plutôt en profiter sur les fausses plages installées le long de la Seine que plantés devant un chanteur français à la musique doucement mélancolique et aux paroles absconses. Ne pas se fier à son patronyme, Belin n'est donc pas le genre d'apéritif qui plaît au plus grand nombre. Lulu, pas chienne, a quand même applaudi la prestation du "monsieur qui joue de la guitare"... avec ses boules Quiès bien vissées dans les oreilles. En bref, ce n'était certes pas le cadre, ni le confort d'écoute idéale, mais ce fut une sympathique occasion de réentendre des morceaux du meilleur disque de chanson française de 2010.

"Hypernuit" sur France 3 dans "Ce soir ou jamais" :

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Luke Haines & Peter Buck - Going Down To The River... To Blow My Mind

" It’s the end of the world as we know it and i feel fine " nous chantait déjà REM en 1987. Les années passent et ce sentiment s'élargit. Devant une actualité toujours déprimante, nous sommes de plus en plus nombreux à préférer l'indifférence, pour nous protéger, rester "en vie". C’est sur ce constat défaitiste et aussi sur une même accointance pour les guitares tranchantes que Peter Buck et Luke Haines ont décidé d’écrire des disques à 4 mains. Pour ceux qui ne savent pas qui sont ces deux individus, le premier n’est rien d’autre que l’ancien guitariste de REM, le second est l’ancien chanteur de The Auteurs. Tous deux sont responsables d’une palanquée de mes classiques personnels. " Going down to the river... to blow my mind " est déjà leur troisième album commun. J’avais quelque peu fait l’impasse sur les deux premiers, à tort. En tout cas, ce nouveau présente une liste de titres impeccables dans la droite lignée des premiers disques de The Auteu...

Michel Houellebecq & Frédéric Lo - Souvenez-vous de l'homme

On ne présente plus le premier, l’un des écrivains français les plus traduits au monde, controversé, aimant la provocation, jusqu’à flirter avec l’extrême droite ou tourner dans un porno amateur. On l’avait déjà retrouvé sur disque lors d’une collaboration avec Bertrand Burgalat pour le brillant et culte " Présence humaine " en 2000. Ses textes poétiques se marient bien avec la musique, ils ont leur mélodie, même s’ils sont juste déclamés. On connait un peu moins le second. Pourtant, c’est lui qui fut à l’origine du renouveau artistique de deux chanteurs attachants et en perte de vitesse, au bout du rouleau : d’une part, Daniel Darc, l’ex Taxi Girl avec le bien nommé " Crève coeur " en 2004, grand disque de chanson d’ici, et d’autre part, Pete Doherty, l’ex Libertines qui peinait à se renouveler avec un album élégant, à la classe délicieusement désuète. Les deux se seraient mis d’accord à l’écoute du " Psaume 23 " repris par Darc sur l’album susnommé. Houe...

"Starman : Quand Ziggy éclipsa Bowie" & "Nick Cave : Mercy on Me" de Reinhard Kleist

Deux chroniques pour le prix d'une ! Et des chroniques de bandes dessinées, une fois n'est pas coutume. Mais des bandes dessinées sur la musique et le rock en particulier. Noël est passé, mais il n'est jamais trop tard ou se faire plaisir ou offrir. Voici en tout cas deux bouquins que je recommande fortement pour qui aime l'univers et la musique de ces deux grands artistes : David Bowie et Nick Cave. Mais qui ne les aiment pas ? Reinhard Kleist, l'auteur de ces deux livres, est un dessinateur allemand qui, après avoir déjà réalisé une biographie de Johnny Cash enchaîne donc avec les deux chanteurs susnommés. Il n'a pas réalisé que ce type d'oeuvre, mais c'est quand même ce qui est en train de faire son succès. Il faut dire, comme je l'ai dit précédemment qu'elles sont particulièrement réussies. Si Bowie - paix à son âme - n'est plus en état de valider ou non cette énième biographie, Cave a déjà dit tout le bien qu'il pensait de la sienne ...