Accéder au contenu principal

Wind of shame

Bon, ça y est, je me lance. Je vais vous avouer mes fautes. Moi aussi, j'ai écouté de la musique dont j'ai honte aujourd'hui. En plus, je l'ai aimé cette musique. Moi même, j'ai du mal à le croire mais il faut bien se rendre à l'évidence, les K7 et CD sont là pour le prouver. Et je suis sûr que ça va me faire du bien, d'en parler, ça va me lester d'un poids ... Vous vous dites sûrement, que j'exagère, que ça ne doit pas être si mauvais que ça. Si, si ... vous allez voir. Je vais d'ailleurs commencer par le meilleur : New Kids On The Block. Le premier boys band de l'histoire, qui ne dira peut-être rien aux plus jeunes (ou aux plus vieux) d'entre vous. Pour ceux-là, regardez donc les deux clips ci-dessous, c'est collector, cadeau. C'était vraiment une époque bénie, insouciante. Je ne suis pas sûr que les ados actuels appréciaient encore ce genre de musique un peu ... gnangante. Niaise, quoi !




Et oui, quand même ! C'était un groupe pour les filles pourtant me direz-vous ? Et celui-là aussi, c'était plutôt un groupe pour les filles (ou pour les homos ?) pourtant : Milli Vanilli. Les deux faux (ils chantaient toujours en playback) chanteurs black bodybuildés, adeptes de splendides chorégraphies et de collants et jeans bien moulants. Là encore, je vous propose deux clips. Tant qu'à se confesser, autant y aller carrément. A ce niveau-là, je sais que ça pourrait ressembler à du masochisme, à de l'auto-flagellation ...





Désolé, je sais, c'est affreux. Même les clips ont l'air parodiques. Décidément, je me cherchais encore beaucoup à cette époque ... sur tous les plans ;-)

J'ai eu aussi ma phase Scorpions, le célèbre groupe de hard rock FM teuton avec pantalons et vestes de cuir (ça fait plus "wock'n'woll", plus "Johnny Hallyday"), adeptes des slows qui tuent. C'était quand même un peu pourrave, avec le recul ... Pas étonnant qu'après ça, AC/DC soit redevenu à la mode ...


Et que dire du slow très fleur bleue (c'est un euphémisme) de Bryan Adams "Everything I Do, I Do It For You", bande originale du Robin des Bois avec Kevin Costner ? Ben oui, ça aussi, j'aimais bien. Mais bon, c'est pas pire que du James Blunt, finalement.


Maintenant, parlons de Suédois. Parce qu'actuellement, on nous rabâche les oreilles, comme quoi il y aurait une nouvelle scène suédoise particulièrement excitante et tout, et tout. Et bien, à la fin des années 80, la Suède, c'était d'abord ça :


et aussi ça :


Alors après, c'est facile de dire qu'en France, ceci ou cela. Les Suédois non plus n'ont pas toujours fait et exporter de la musique, comment dirais-je, transcendante, loin de là.

Sur ces considérations, je vais peut-être m'arrêter là pour aujourd'hui, parce que je conçois que ça commence à faire beaucoup ... Il va falloir en garder pour les prochaines fois ...
D'ailleurs, je suis sûr que maintenant vous allez lire différemment mes chroniques de disques. Comment un mec qui a été fan de Europe, Milli Vanilli ou New Kids On The Block peut dire du mal de mon disque préféré ? Et je vous répondrais : parce que, justement ;-)

Sur ce, bon week-end à tous.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Luke Haines & Peter Buck - Going Down To The River... To Blow My Mind

" It’s the end of the world as we know it and i feel fine " nous chantait déjà REM en 1987. Les années passent et ce sentiment s'élargit. Devant une actualité toujours déprimante, nous sommes de plus en plus nombreux à préférer l'indifférence, pour nous protéger, rester "en vie". C’est sur ce constat défaitiste et aussi sur une même accointance pour les guitares tranchantes que Peter Buck et Luke Haines ont décidé d’écrire des disques à 4 mains. Pour ceux qui ne savent pas qui sont ces deux individus, le premier n’est rien d’autre que l’ancien guitariste de REM, le second est l’ancien chanteur de The Auteurs. Tous deux sont responsables d’une palanquée de mes classiques personnels. " Going down to the river... to blow my mind " est déjà leur troisième album commun. J’avais quelque peu fait l’impasse sur les deux premiers, à tort. En tout cas, ce nouveau présente une liste de titres impeccables dans la droite lignée des premiers disques de The Auteu...

Mark Pritchard & Thom Yorke - Tall Tales

Oui, je sais, je ne suis pas très productif ces derniers temps... Une nouvelle fois, plus le temps, plus l’envie. J’avoue même écouter moins de musique. Heureusement, il y a quelques nouveautés qui me donnent toujours envie d’y revenir. Les productions de Thom Yorke quelqu’elles soient - Radiohead évidemment dont on annonce une sortie d'ici fin de l'année, en solo ou avec The Smile - en font partie. Le voici en duo avec Mark Pritchard, musicien australien de cinquante ans dont j’admets ne rien connaître. Ce n’est pas le genre de musique que j’écoute habituellement, encore que, pas si éloignée de celle de Kraftwerk. Les deux avaient déjà travaillé ensemble, notamment, sur " Beautiful People " extrait de l’album " Under the sun " de l’australien paru en 2016. Cette nouvelle collaboration permet au chanteur de Radiohead de signer son premier diqque sur un label qu’il vénère depuis longtemps, Warp (Aphex Twin, Boards of Canada, Autechre, etc).  Et je dois dire q...

Beak> (+ Litronix) - L'Elysée Montmartre - Paris, le 13 novembre 2024

  9 ans déjà. 9 ans depuis que nous avons côtoyé l'horreur. Si proche, cette fois. Le choc fut donc plus rude. Ce vendredi 13 novembre 2015 a laissé des traces indélébiles pour tous les amateurs de musique live. Pourtant, à la même date, cette année, le nombre de bons concerts à Paris était pléthorique, pour ne pas dire démentiel. Imaginez vous : il y avait le choix entre les irlandais de Fontaines DC, chouchous de la scène rock actuelle au Zénith, les revenants de Mercury Rev à la Maroquinerie, François and the Atlas Mountains, pour une relecture live de leur disque de 2014, " Piano Ombre " à la Philharmonie de Paris, les nouveaux venus de Tapir! Au Pop Up du Label, la troupe suisse de l'Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp à la Marbrerie et enfin Beak>, le groupe de Geoff Barrow, ancien batteur de Portishead. Et encore, je n'ai cité que les concerts intéressants que j'avais repéré. Je suis sûr qu'il y en avait d'autres... Mais pourquoi une telle...