Accéder au contenu principal

Beach House - Teen Dream

Bon, là-dessus, je triche un peu parce que le disque en question n'est pas sorti cette semaine. Mais, de toute façon, il me sera bien difficile de trouver un "bon" disque à chaque fois. En plus, il arrive que certaines semaines, les "bonnes" sorties se bousculent. Comme cela a été le cas la semaine dernière. Pas évident de sortir la même semaine qu'un Owen Pallett par exemple ! Mais le troisième et dernier album du duo franco-américain Beach House mérite aussi qu'on en parle. Même si je ne suis pas le seul et même si c'est presque toute la blogosphère qui s'enflamme pour ce "Teen Dream". Mais il faut reconnaître qu'avec ce nouvel album Victoria Legrand, la nièce de, et son compère Alex Scally frappent assez fort : plus mélodique, plus léger, plus travaillé aussi, plus homogène, plus constant, plus évident (plus fade aussi diront certaines mauvaises langues) que leurs anciens disques. Tout d'abord, "Teen Dream" commence très très bien, en alignant d'entrée de jeu sans doute ses quatre meilleurs morceaux. Après, il y a bien une baisse de régime en milieu de parcours sur deux titres un peu plus faibles : "Lover Of Mine" et "Better Times", avant de repartir de plus belle sur trois très beaux titres et de clôturer sur un "Take Care" de circonstance.
Oui, évidemment que les Beach House ont bien pris soin de nous avec ce "Teen Dream" et leur "dream-pop" mélancolique qui nous ramène presqu'aux plus belles heures du "Deserter's Songs" de Mercury Rev - la voix androgyne de Victoria n'est d'ailleurs pas sans rappeler celle de Jonathan Donahue.

Clip de "Silver Soul" :

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Nick Cave & Warren Ellis - Carnage

On continue le rattrapage des disques 2021 avec une sacré pointure, puisque j'ai nommé Nick Cave, sans doute le rockeur ultime. Celui qui a commencé punk arty au sein de Birthday Party et produit aujourd'hui parmi les disques plus sombres qui soient. Le décès d'un fils y étant évidemment pour quelque chose. Autant les deux précédents albums, les pourtant acclamés - mais comment attaquer un père inconsolable - " Skeleton Tree " et " Ghosteen " m'avaient laissé étrangement indifférent. Autant ce " Carnage " sorti cette fois sans ses Bad Seeds mais avec le seul Warren Ellis - décidément compagnon de tous les instants depuis quelques années - m'a tout de suite marqué. Par son dépouillement, par sa quasi absence d'effets, juste quelques délicats et déchirants arrangements venant ornés juste ce qu'il faut le spleen du sieur Cave. Il n'est plus question de masquer les faits sous un quelconque décorum mais d'affronter la vérité

Richard Dawson & Circle - Henki

  Qu'il soit seul, au sein de Hen Ogledd ou accompagné du groupe de heavy metal finlandais Circle, la musique de Richard Dawson présente la même singularité. " Henki " est donc le résultat de la drôle de rencontre entre le troubadour anglais à la voix qui n'est pas sans rappeler celle de Robert Wyatt - souvent à la limite de la justesse - et une de ses formations préférée, pourtant assez opposée de son univers folk médiéviste. L'album ne comporte que 7 titres, souvent très longs, histoire d'appuyer un style envoûtant aux influences multiples, à l'exacte jonction des musiques de Circle et de Dawson, et aux nombreuses fulgurances (mention spéciale pour les guitares de " Silphium "). Une fois de plus, il est très difficile de classer un disque de Richard Dawson, toujours à la frontière du kitsch et de l'expérimentation. Chaque titre a un nom de plante dont certaines ont disparu (cooksonia, silphium), comme pour célébrer son attachement à la natu

Baptiste W. Hamon & Barbagallo - Barbaghamon

Quand deux des plus talentueux songwriters français actuels se rencontrent, ça ne peut produire qu'un excellent disque. Baptiste W. Hamon et Julien Barbagallo réussissent l'audacieux pari de réunir leurs deux univers assez différents pour en tirer le meilleur. Le premier s'inscrit à la fois dans une tradition de chanson française (Jean Ferrat) et de country musique américaine (Townes Van Zandt) à l'ancienne. Le second plus "moderne" marrie l'électro d'un Sébastien Tellier et la pop d'un JP Nataf, assez éloigné au final de Tame Impala et d'Aquaserge, deux formations dont il est pourtant à l'occasion batteur. Le disque est construit à l'image d'un diptyque : une partie est l'oeuvre de Baptiste W. Hamon (" J'écoute l'eau ", " Ils fument ", " Maria "), l'autre de Barbagallo (" Le jour viendra ", " Nous nous reverrons ", " Le bleu du ciel "). Qu'ils se retro