Accéder au contenu principal

Flavien Berger - Léviathan

Décidément, je retrouve goût aux nouveautés en ce moment, ça doit être lié à l'arrivée des beaux jours... Après les américains de Algiers, voici un autre nouveau son mais cette fois-ci en provenance de chez nous. En effet, la musique de Flavien Berger ne ressemble à rien de connu. Esthète du son, à la manière d'une Emilie Simon (en plus fun), ce premier disque serait la rencontre idéale entre l'univers décalé d'un Sébastien Tellier et celui plus cérébral de Kraftwerk, réussissant l'exploit de tirer le meilleur parti des deux. Les morceaux s'étirent souvent sur plus 5 minutes atteignant même sur le titre éponyme final les 15 minutes, mais jamais ils ne sont lassants.  Ils changent progressivement de directions, avancent toujours, mais en lévitation, et nous voilà, transportés, comme en apesanteur - il faut d'ailleurs regarder les très beaux clips associés qui viennent accentuer le sentiment de voyage. Flavien Berger voit son album comme une sorte de  jeu vidéo, soulignant l'aspect ludique de sa musique. Le dernier titre à rallonge constitue alors une sorte de "boss de fin de niveau". Un jeu vidéo oui, mais dans lequel on n'aurait rien à faire d'autre que de se laisser aller...
La comparaison serait donc plus significative avec une fête foraine, dont il est d'ailleurs question dans un des meilleurs morceaux, "La Fête Noire". Mais une fête foraine, avec des loopings au ralenti, qui ne provoque pas de maux d'estomac, qui permet juste de s'évader... Décidément, il est compliqué de résumer la musique de ce "Léviathan" et c'est évidemment ce qui en fait son principal attrait. Alors, trêve de bavardage et à votre tour de vous laisser transporter...

Clip de "La Fête Noire" :

Clip de "Abyssinie" :

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Lucie

L'autre jour, en lisant l'article intitulé « ça rime à quoi de bloguer ? » sur le très bon blog « Words And Sounds » - que vous devez déjà connaître, mais que je vous recommande au cas où cela ne serait pas le cas - je me disais, mais oui, cette fille a raison : « ça rime à quoi la musique à papa? ». Enfin, non, sa réflexion est plutôt typiquement féminine : trouvons un sens derrière chaque chose ! Nous, les hommes, sommes plus instinctifs, moins réfléchis. C'est sans doute pour ça que dans le landernau (je ne sais pas pourquoi, j'aime bien cette expression, sans doute parce que ça fait breton :-) des « indierockblogueurs », il y a surtout des mecs. Un mec est par contre bizarrement plus maniaque de classements en tout genre, surtout de classements complètement inutiles dans la vie de tous les jours. Pour ceux qui ne me croient pas, relisez donc Nick Hornby. Et je dois dire que je n'échappe pas à la règle, même si j'essaie de me soigner. J'ai, par exemple,

James Yorkston, Nina Persson & The Second Hand Orchestra - The Great White Sea Eagle

  Après la parenthèse de l'iguane, revenons à de la douceur avec un nouvel album de l'écossais James Yorkston et son orchestre de seconde main suédois - The Second Hand Orchestra, c'est leur vrai nom - mené par Karl-Jonas Winqvist. Si je n'ai jamais parlé de leur musique ici, c'est sans doute parce qu'elle est trop discrète, pas assez moderne et que leurs albums devaient paraître alors que je donnais la priorité à d'autres sorties plus bruyantes dans tous les sens du terme. Je profite donc de l'accalmie du mois de janvier pour me rattraper. Cette fois-ci, avant de rentrer en studio avec leur orchestre, Yorkston et Winqvist se sont dit qu'il manquait quelque chose aux délicates chansons écrites par l'écossais. Une voix féminine. Et en Suède, quand on parle de douce voix mélodique, on pense évidemment à Nina Persson, l'ex-chanteuse des inoffensifs Cardigans dont on se souvient au moins pour les tubes " Lovefool " et " My favorite

Top albums 2023

2023, fin de la partie. Bonjour 2024 et bonne et heureuse année à toutes et tous ! Je termine cette fois-ci un premier janvier, sur le fil, histoire de bien clôturer l'affaire, sans anticipation. Avant de vous dire qu'il s'annonce plein de bonnes choses musicalement parlant pour la nouvelle année, voici un récapitulatif de l'an dernier en 10 albums. 10 disques choisis le plus subjectivement possible, parce que ce sont ceux qui m'ont le plus emballé, le plus suivi pendant douze mois et qui je pense, me suivront le plus longtemps encore à l'avenir. 10- Young Fathers - Heavy, Heavy Ces jeunes pères de famille inventent une pop futuriste à partir de mixtures de TV On The Radio, Animal Collective ou autre Massive Attack. C'est brillant, novateur, stimulant, mais cela a parfois le défaut de ses qualités : notre cerveau est régulièrement en surchauffe à l'écoute de ces morceaux bien trop denses pour le commun des mortels, incapable de retenir autant de sons, d&