Accéder au contenu principal

Flavien Berger - Léviathan

Décidément, je retrouve goût aux nouveautés en ce moment, ça doit être lié à l'arrivée des beaux jours... Après les américains de Algiers, voici un autre nouveau son mais cette fois-ci en provenance de chez nous. En effet, la musique de Flavien Berger ne ressemble à rien de connu. Esthète du son, à la manière d'une Emilie Simon (en plus fun), ce premier disque serait la rencontre idéale entre l'univers décalé d'un Sébastien Tellier et celui plus cérébral de Kraftwerk, réussissant l'exploit de tirer le meilleur parti des deux. Les morceaux s'étirent souvent sur plus 5 minutes atteignant même sur le titre éponyme final les 15 minutes, mais jamais ils ne sont lassants.  Ils changent progressivement de directions, avancent toujours, mais en lévitation, et nous voilà, transportés, comme en apesanteur - il faut d'ailleurs regarder les très beaux clips associés qui viennent accentuer le sentiment de voyage. Flavien Berger voit son album comme une sorte de  jeu vidéo, soulignant l'aspect ludique de sa musique. Le dernier titre à rallonge constitue alors une sorte de "boss de fin de niveau". Un jeu vidéo oui, mais dans lequel on n'aurait rien à faire d'autre que de se laisser aller...
La comparaison serait donc plus significative avec une fête foraine, dont il est d'ailleurs question dans un des meilleurs morceaux, "La Fête Noire". Mais une fête foraine, avec des loopings au ralenti, qui ne provoque pas de maux d'estomac, qui permet juste de s'évader... Décidément, il est compliqué de résumer la musique de ce "Léviathan" et c'est évidemment ce qui en fait son principal attrait. Alors, trêve de bavardage et à votre tour de vous laisser transporter...

Clip de "La Fête Noire" :

Clip de "Abyssinie" :

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Et toi, t'as écouté quoi en 2020 ?

Nous y voici donc, le calendrier des sorties de l'année 2020 avec les disques chroniqués ici-même. 50 disques pour une année 2020 qui, si elle n'a pas été franchement emballante d'un point de vue événements a réussi à tenir malgré tout le cap niveau musical avec quelques beaux disques. Je vous laisse partager en commentaires vos coups de coeur personnels si ça vous dit. Il me restera ensuite à clôturer définitivement l'année avec ma compilation millésimée et mon top 10 des albums, pris bien sûr dans cette sélection. JANVIER 8   : Electric Soft Parade - Stages 10 : Alexandra Savior - The Archer 17 : of Montreal - UR FUN 24 : Andy Shauf - The Neon Skyline        Tristen - Les identités remarquables 31 : Dan Deacon - Mystic Familiar        Superbravo - Sentinelle        Destroyer - Have We Met FEVRIER 7   : Isobel Campbell - There is no other... 14 : Octave Noire - Monolithe 21 : Spinning Coin - Hyacinth 28 : Grimm Grimm - Ginormous MARS : 6   : The Saxopho

Philippe Cohen Solal & Mike Lindsay - Outsider

Henry Darger était ce qu'on appelle un artiste "outsider". Il a oeuvré toute sa vie dans l'ombre. Ses travaux n'ont été découverts qu'à sa mort, en 1973. C'est avant tout " Vivian girls ", un récit épique de plus de 15 000 pages racontant une histoire de princesses, d'esclavage, de guerres, peuplée de tout un tas de personnages imaginaires, tantôt morbides, tantôt enfantins. Elle est accompagné d'aquarelles, collages, dessins en tous genres et inspirée par l'univers des comics. Depuis sa mort, son oeuvre fait l'objet d'un culte grandissant. On l'a retrouvée exposée dans de nombreux musées d'art moderne, à Chicago, sa ville natale, New-York ou Paris. Cette fois-ci, c'est le compositeur français Philippe Cohen Solal, fondateur de Gotan Project, touché par cet artiste maudit, qui a décidé de faire un album complet autour de son univers.  Il a pour cela fait appel à quelques amis : Mike Lindsay, leader des folkeux an

The Avalanches - We Will Always Love You

Après la sortie du dernier disque de Gorillaz rempli à ras bord de musiques en tous genres et d'invités de marque, voici The Avalanches qui placent peut-être encore la barre au-dessus, si cela est possible. Jugez plutôt : MGMT, Johnny Marr, Vashti Bunyan, Mick Jones, Neneh Cherry, Kurt Vile, Karen O, Wayne Coyne ou Rivers Cuomo. On est donc dans la surenchère de sons, de collaborations, d'albums pleins comme un oeuf. Bienvenue dans la culture du zapping, sauf qu'ici, il y a - et c'est ça qui est assez incroyable - une vraie homogénéité malgré les styles si différents des invités. Chacun est venu se fondre dans la grande orgie pop orchestrée par le duo Australien. Contrairement au Gorillaz, on peut ici tout aimer ou presque. Si je n'étais pas forcément convaincu par les quelques singles annonciateurs, l'écoute entière de l'album m'a conquis. C'est le miracle de ce groupe : comme " Since I Left You " paru il y a déjà vingt ans, ce " We