Accéder au contenu principal

Barbara Carlotti - Corse, île d'amour


Le confinement a été l'occasion pour beaucoup de se ressourcer, de retrouver ses racines, de se rapprocher de sa famille, des siens. Barbara Carlotti n'a pas fait exception à la règle, puisque c'est exactement le thème de son dernier disque, "Corse, île d'amour". Et oui, pour ceux qui ne savaient pas, la chanteuse, même si elle est née en banlieue parisienne a des origines corses par son père (d'où son nom). Ce nouvel album est essentiellement composé de reprises, même de son propre répertoire, comme la très belle "Ici" issue du bien-nommé "l'idéal" de 2008. Pour l'avoir entendue chanter le "Que je t'aime" de Johnny en concert, je savais que Barbara Carlotti n'avait pas de tabous concernant le répertoire de la chanson française. Elle le confirme ici avec du Enrico Macias ("Solenzara"), Fernandel ("Le Tango Corse") et forcément Tino Rossi ("Ô Corse, île d'amour"). Une fois qu'on a dit ça, on pourrait prendre peur. D'autant que les musiques traditionnelles peu importe le pays ou la région dont elles proviennent, ce n'est pas vraiment mon truc. J'ai beau être breton, le son du biniou a tendance à me crisper très rapidement. Mais les chansons sont ici des vraies réinterprétations, parfois très éloignées des originales et qui restent dans le style pop aux sonorités sixties de son dernier album "Magnétique".
Bref, on a affaire à un très beau disque de variété française, sans que cela soit péjoratif, capable de réconcilier toutes les générations ou presque (on voit quand même mal les fans de PNL s'enthousiasmer pour ça). Les paroles sont parfois désuètes, un peu naïves, mais c'est fait avec une telle élégance, une telle légèreté qu'on a envie d'y revenir inlassablement. Si demain, vous allez sur l'île de beauté, vous savez donc ce qu'il faut emporter avec vous !   

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Luke Haines & Peter Buck - Going Down To The River... To Blow My Mind

" It’s the end of the world as we know it and i feel fine " nous chantait déjà REM en 1987. Les années passent et ce sentiment s'élargit. Devant une actualité toujours déprimante, nous sommes de plus en plus nombreux à préférer l'indifférence, pour nous protéger, rester "en vie". C’est sur ce constat défaitiste et aussi sur une même accointance pour les guitares tranchantes que Peter Buck et Luke Haines ont décidé d’écrire des disques à 4 mains. Pour ceux qui ne savent pas qui sont ces deux individus, le premier n’est rien d’autre que l’ancien guitariste de REM, le second est l’ancien chanteur de The Auteurs. Tous deux sont responsables d’une palanquée de mes classiques personnels. " Going down to the river... to blow my mind " est déjà leur troisième album commun. J’avais quelque peu fait l’impasse sur les deux premiers, à tort. En tout cas, ce nouveau présente une liste de titres impeccables dans la droite lignée des premiers disques de The Auteu...

Mark Pritchard & Thom Yorke - Tall Tales

Oui, je sais, je ne suis pas très productif ces derniers temps... Une nouvelle fois, plus le temps, plus l’envie. J’avoue même écouter moins de musique. Heureusement, il y a quelques nouveautés qui me donnent toujours envie d’y revenir. Les productions de Thom Yorke quelqu’elles soient - Radiohead évidemment dont on annonce une sortie d'ici fin de l'année, en solo ou avec The Smile - en font partie. Le voici en duo avec Mark Pritchard, musicien australien de cinquante ans dont j’admets ne rien connaître. Ce n’est pas le genre de musique que j’écoute habituellement, encore que, pas si éloignée de celle de Kraftwerk. Les deux avaient déjà travaillé ensemble, notamment, sur " Beautiful People " extrait de l’album " Under the sun " de l’australien paru en 2016. Cette nouvelle collaboration permet au chanteur de Radiohead de signer son premier diqque sur un label qu’il vénère depuis longtemps, Warp (Aphex Twin, Boards of Canada, Autechre, etc).  Et je dois dire q...

Beak> (+ Litronix) - L'Elysée Montmartre - Paris, le 13 novembre 2024

  9 ans déjà. 9 ans depuis que nous avons côtoyé l'horreur. Si proche, cette fois. Le choc fut donc plus rude. Ce vendredi 13 novembre 2015 a laissé des traces indélébiles pour tous les amateurs de musique live. Pourtant, à la même date, cette année, le nombre de bons concerts à Paris était pléthorique, pour ne pas dire démentiel. Imaginez vous : il y avait le choix entre les irlandais de Fontaines DC, chouchous de la scène rock actuelle au Zénith, les revenants de Mercury Rev à la Maroquinerie, François and the Atlas Mountains, pour une relecture live de leur disque de 2014, " Piano Ombre " à la Philharmonie de Paris, les nouveaux venus de Tapir! Au Pop Up du Label, la troupe suisse de l'Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp à la Marbrerie et enfin Beak>, le groupe de Geoff Barrow, ancien batteur de Portishead. Et encore, je n'ai cité que les concerts intéressants que j'avais repéré. Je suis sûr qu'il y en avait d'autres... Mais pourquoi une telle...