Accéder au contenu principal

Chansons de la semaine - épisode 5 (09/10/2020)


On commence la sélection des chansons de la semaine avec Orouni qui accompagne sa chanson "No News is bad news", extraite de son disque "Partitions" sorti déjà l'an dernier, d'un beau clip entre Paris et la Corse. Sa pop est à l'image du titre de la chanson, hors des sentiers balisés, s'autorisant des sonorités empruntées aux quatre coins du monde. Ensuite, c'est un retour, celui de King Creosote, dont on était sans nouvelles depuis le formidable "Astronauts meet Appleman" en 2016, avec notamment ce "Susie Mullen" aux étonnants accents électro tribale. Le légendaire John Cale, lui, ne s'est jamais vraiment arrêté et sort un single, "Lazy Day", en référence à tous ces jours de confinement que nous avons dû subir passivement. On pense au Bowie de "Blackstar". Buck Meek, c'est le guitariste du groupe Big Thief. On pensait que la formation tenait essentiellement grâce au talent de son auteur-interpètre Adrianne Lecker. Ce "Second Sight" nous prouve qu'elle est aussi très bien entourée. Les anglais de TRAAMS continuent leur petit bonhomme de chemin un peu en dehors des radars avec leur post-punk plutôt efficace. Octave Noire nous offre un nouveau single inédit, "Un billet pour le futur", écrite là aussi pendant le confinement. Les Lachinos sont un groupe atypique, formé dans le 18ème arrondissement de Paris. Leur musique est à l'image de ce quartier, un étonnant brassage de styles. Les Working Men's Club sont le nouveau groupe de rock anglais à suivre. Ils n'inventent rien mais le font le très bien. Will Butler, membre de Arcade Fire, perpétue la musique des deux premiers albums de son groupe en solo. Enfin, Thurston Moore fait lui aussi du Sonic Youth mais quand c'est bien fait, comme sur "Hashich", on en redemande encore. Sur ce, bon écoute, bon vote et bon weekend à tous !




Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Luke Haines & Peter Buck - Going Down To The River... To Blow My Mind

" It’s the end of the world as we know it and i feel fine " nous chantait déjà REM en 1987. Les années passent et ce sentiment s'élargit. Devant une actualité toujours déprimante, nous sommes de plus en plus nombreux à préférer l'indifférence, pour nous protéger, rester "en vie". C’est sur ce constat défaitiste et aussi sur une même accointance pour les guitares tranchantes que Peter Buck et Luke Haines ont décidé d’écrire des disques à 4 mains. Pour ceux qui ne savent pas qui sont ces deux individus, le premier n’est rien d’autre que l’ancien guitariste de REM, le second est l’ancien chanteur de The Auteurs. Tous deux sont responsables d’une palanquée de mes classiques personnels. " Going down to the river... to blow my mind " est déjà leur troisième album commun. J’avais quelque peu fait l’impasse sur les deux premiers, à tort. En tout cas, ce nouveau présente une liste de titres impeccables dans la droite lignée des premiers disques de The Auteu...

Mark Pritchard & Thom Yorke - Tall Tales

Oui, je sais, je ne suis pas très productif ces derniers temps... Une nouvelle fois, plus le temps, plus l’envie. J’avoue même écouter moins de musique. Heureusement, il y a quelques nouveautés qui me donnent toujours envie d’y revenir. Les productions de Thom Yorke quelqu’elles soient - Radiohead évidemment dont on annonce une sortie d'ici fin de l'année, en solo ou avec The Smile - en font partie. Le voici en duo avec Mark Pritchard, musicien australien de cinquante ans dont j’admets ne rien connaître. Ce n’est pas le genre de musique que j’écoute habituellement, encore que, pas si éloignée de celle de Kraftwerk. Les deux avaient déjà travaillé ensemble, notamment, sur " Beautiful People " extrait de l’album " Under the sun " de l’australien paru en 2016. Cette nouvelle collaboration permet au chanteur de Radiohead de signer son premier diqque sur un label qu’il vénère depuis longtemps, Warp (Aphex Twin, Boards of Canada, Autechre, etc).  Et je dois dire q...

Beak> (+ Litronix) - L'Elysée Montmartre - Paris, le 13 novembre 2024

  9 ans déjà. 9 ans depuis que nous avons côtoyé l'horreur. Si proche, cette fois. Le choc fut donc plus rude. Ce vendredi 13 novembre 2015 a laissé des traces indélébiles pour tous les amateurs de musique live. Pourtant, à la même date, cette année, le nombre de bons concerts à Paris était pléthorique, pour ne pas dire démentiel. Imaginez vous : il y avait le choix entre les irlandais de Fontaines DC, chouchous de la scène rock actuelle au Zénith, les revenants de Mercury Rev à la Maroquinerie, François and the Atlas Mountains, pour une relecture live de leur disque de 2014, " Piano Ombre " à la Philharmonie de Paris, les nouveaux venus de Tapir! Au Pop Up du Label, la troupe suisse de l'Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp à la Marbrerie et enfin Beak>, le groupe de Geoff Barrow, ancien batteur de Portishead. Et encore, je n'ai cité que les concerts intéressants que j'avais repéré. Je suis sûr qu'il y en avait d'autres... Mais pourquoi une telle...