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Articles

Meursault - All Creatures Will Make Merry

Ils sont écossais, ont pris comme nom de groupe, le personnage de "L'étranger" d'Albert Camus (décidément ce livre a influencé beaucoup le milieu du rock), sont responsables de déjà deux albums dont ce dernier et magnifique " All Creatures Will Make Merry " et pour faire simple, font ce qu'on pourrait appeler du Arcade Fire (encore eux ! En plus, vous n'avez sans doute pas fini d'en entendre parler puisque leur tant attendu troisième album sort la semaine prochaine...) version lo-fi. Quelques blogueurs bien renseignés en ont déjà parlé (notamment  le défricheur mmarsupilami aux goûts très assurés et aussi l'indispensable Blogothèque ). J'arrive donc un peu après la bagarre, comme on dit, le disque étant déjà sorti depuis fin mai. Mais étant donné qu'il n'est disponible chez nous qu'au format numérique et que le groupe en question n'est pas encore ce qu'on pourrait considérer comme très connu, loin s'en faut, il n...

Mes indispensables : The Smiths - The Queen Is Dead (1986)

Comment parler des Smiths aujourd'hui ? Comment parler d'un groupe qui a squatté presqu'exclusivement ma chaîne hi-fi pendant une année entière, reléguant au placard tous mes autres disques - il faut dire qu'à l'époque, j'écoutais Genesis, Dire Straits ou encore Queen : god blessed Morrissey ! Je découvrais donc les Smiths, malheureusement sept ans après leur séparation, à la fin de mon adolescence. Les Mancuniens sont d'ailleurs souvent considérés comme une formation très liée à cette période de la vie, parlant à coeur ouvert à tous ces jeunes adultes en devenir, un peu timides, gauches, ne sachant pas comment faire, surtout avec les filles. " Shyness is nice " nous confiaient-ils justement sur l'éternel " Ask" , comme une libération pour une toute une jeunesse en proie au mal être et éprouvant les pires difficultés à trouver sa place dans la société et dans la vie en général. Morrissey, ce romantique misanthrope, agissait alors comm...

Love Is All - Two Thousand And Ten Injuries

L'été, c'est souvent l'occasion d'écouter les disques à côté desquels on était un peu passé jusque là. Tout simplement parce que le rythme des sorties s'est considérablement diminué et qu'on a donc un peu plus de temps. Cet album, je l'avais pourtant déjà écouté, mais d'une oreille assez distraite, n'y trouvant qu'un énième groupe de plus dans la lignée des Architecture in Helsinki, The Go Team!, I'm From Barcelona (tiens des Suédois aussi), etc. A la réécoute, en ces temps de disette musicale, je dois avouer que ce " Two Thousand And Ten Injuries " est tout de même particulièrement efficace, à défaut d'apporter une nouvelle pierre à l'édifice d'un genre déjà bien rabâché. On est donc dans le pur style fête foraine, avec ses manèges enchantés, son grand huit, et ses barbes à papa à profusion. La chanteuse, dont le chant peut, je le reconnais, parfois agacé, possède la voix de circonstance, tendance gamine de 10 ans à qui...

Mes indispensables : Hefner - The Fidelity Wars (1999)

Et oui, pas de vacances pour la musique à papa cet été avec encore aujourd'hui un nouvel "indispensable". Et une fois n'est pas coutume, ce n'est pas ce qu'on pourrait appeler un classique rock ultra-connu et reconnu puisqu'il s'agit de " The Fidelity Wars ", deuxième album des trop sous-estimés Hefner. A l'époque, ma passion immodérée pour les Smiths puis Belle & Sebastian est terminée, il me faut donc trouver des nouveaux chouchous, le genre de groupe dont je dois absolument posséder tous les disques. Ce sera Hefner, un obscur groupe anglais, dont le leader Darren Hayman, avec son look de geak est le prototype idéal de l'anti-star. Pourtant, en quatre albums seulement (comme les Smiths, le Velvet Underground ou les Pixies, comme quoi ça doit être le chiffre idéal), son groupe a réussi à se créer un univers bien à lui, avec ses pochettes façon BD, ses chansons sous forme d'hymnes pour toutes les petites choses du quotidien (i...

Dominique A (+ Joy) - la plage du Glazart - 10 juillet 2010

C'est dans un drôle d'endroit que nous avions pris rendez-vous avec Dominique A (et oui, ça faisait longtemps, hein ?) ce samedi 10 juillet 2010, à Paris. Une plage coincée, porte de la Villette, à deux pas du périphérique ! La soirée avait commencé plutôt tranquillement, attablés près du bar - de la plage, donc - une bière à la main. Nous écoutions attentivement Joy, la première partie. Derrière ce nom (en hommage à  leur compatriote François Feldman ? - désolé, on a les références qu'on peut !) se cache un groupe belge dont le chanteur Marc Huyghens est une vieille connaissance puisqu'ex-leader des regrettés Venus. Le style est d'ailleurs assez proche de celui de son ancien groupe, sauf qu'il semble encore leur manquer ce qui faisait l'intérêt principal de cette musique : ce rock, qui sous couvert de belles mélodies torturées, cachait une sensibilité à fleur de peau (surtout sur l'excellent " Welcome to the modern dance hall "). Ici, pas vra...

Soso -Tinfoil On The Windows

Cela commence toujours un peu de la même manière : par quelques bidouillages électroniques, puis viennent petit à petit quelques notes de guitare d'abord assez éparses puis plus resserrées. L'ambiance est plutôt post-rock, mais un post-rock tranquille, pas si éloigné finalement du bricolage d'un DM Stith par exemple. Ensuite, la voix de Soso se fait enfin entendre (les morceaux sont en général assez longs). Troy Gronsdahl, puisque c'est ce canadien seul qui se cache derrière ce drôle de pseudo, chante d'abord à la façon d'un rappeur avec un flot particulièrement lent (The Streets?). On pourrait aussi rapprocher cette façon de chanter (ou plutôt de parler) de celle d'un Tom Yorke sur le " Fitter Happier " du fameux " OK Computer ". Mais les morceaux n'en restent souvent pas là et évoluent vers quelque chose de plus mélodique, de vraiment chanté et quelques fois, de profondément bouleversant. On pense alors à Mark Linkous ou Jason Lytle...

Mes indispensables : Iggy Pop - Lust For Life (1977)

Au moment où ce cher Iggy passe actuellement en tournée chez nous avec ses compères de toujours, les Stooges, (ils étaient à Paris le 7 juillet et seront à Lyon le 14) je me suis dit comme ça, que je n'avais pas encore parlé de lui dans mes indispensables. Il était donc temps de réparer l'affront avec " Lust For Life ", sans doute son meilleur disque solo, son plus accessible, son plus consensuel aussi, son plus "Bowie". Il faut dire que Bowie en 1977 est à son apogée : il alignera 2 chefs d'oeuvre pour son propre compte (" Low " et " Heroes ") et participera aux deux meilleurs disques de l'iguane (celui-ci donc et le presque aussi indispensable " The Idiot "). Les puristes préféreront évidemment les trois albums d'Iggy avec les Stooges sortis à la fin des années 60, début des années 70, où le groupe inventait littéralement le punk avant l'heure. Mais je dois avoir des goûts plus "polis", puisque "...