On tient donc là entre les mains, un disque étrange qui ne se laisse pas facilement aborder. Il faut bien souvent passer les premières minutes de chaque morceau pour y déceler une mélodie. Il faut faire l'effort de se laisser guider par notre hôte, car si sa musique est multiple, elle est toujours de bon goût et régulièrement passionnante. Pas vraiment un disque d'été donc, mais qui pourrait, mine de rien, tracer délicatement sa route jusqu'à l'hiver prochain. Pour finir, il faut savoir que cet album date en réalité de 2007 et qu'il n'était alors disponible qu'en import, c'est grâce au label clermontois Kütu Folk Records que ce disque sort enfin chez nous. Merci donc à eux pour cette belle découverte ;)
" It’s the end of the world as we know it and i feel fine " nous chantait déjà REM en 1987. Les années passent et ce sentiment s'élargit. Devant une actualité toujours déprimante, nous sommes de plus en plus nombreux à préférer l'indifférence, pour nous protéger, rester "en vie". C’est sur ce constat défaitiste et aussi sur une même accointance pour les guitares tranchantes que Peter Buck et Luke Haines ont décidé d’écrire des disques à 4 mains. Pour ceux qui ne savent pas qui sont ces deux individus, le premier n’est rien d’autre que l’ancien guitariste de REM, le second est l’ancien chanteur de The Auteurs. Tous deux sont responsables d’une palanquée de mes classiques personnels. " Going down to the river... to blow my mind " est déjà leur troisième album commun. J’avais quelque peu fait l’impasse sur les deux premiers, à tort. En tout cas, ce nouveau présente une liste de titres impeccables dans la droite lignée des premiers disques de The Auteu...
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