Accéder au contenu principal

Manchester Music City 1976-1996 (2ème partie)

Suite et fin de l'histoire du rock à Manchester avec la période couvrant les années 1986 à 1996. Libre à vous maintenant d'acheter et de lire le livre de John Robb - si ce n'est déjà fait - et/ou de continuer les recherches sur le net. Pour ma part, Manchester, c'est déjà beaucoup d'indispensables ici : Joy Division, The Smiths, James, The Fall, The Stone Roses et dernièrement Magazine et Morrissey. On se donne désormais rendez-vous, l'année prochaine, ici-même, j'espère, avec bientôt un nouveau look pour "La musique à papa", histoire de repartir sur de bonnes bases. D'ici là, bon réveillon à tous ...

T-Coy - Carino (1987)

L'Haçienda a vite eu son morceau house "officiel" : "Carino" de T-Coy. C'était Mick Pickering et Simon Topping qui l'avaient enregistré, et c'est peut-être le premier disque de house britannique à avoir fait parler de lui. (Tim Lawrence, auteur) 

A Guy Called Gerald - Voodoo Ray (1988)

Un mec comme Gerald n'a pas attendu 1987 pour voir la lumière, et même si ça s'appelle "house", on entend clairement l'influence de l'électro et du jazz-funk dans "Voodoo Ray". C'est un morceau hybride, c'est pour ça qu'il est totalement unique. (Tim Lawrence, auteur)

James - Sit Down (1989)

C'était génial de voir le public s'asseoir quand on chantait "Sit Down". (Tim Booth, chanteur de James)

Happy Mondays - Hallelujah (1989)

Quand on a fait "Hallelujah", Shaun a demandé que trente personnes chantent dans ses écouteurs en même temps que lui. Il voulait sentir la présence de ses potes dans le studio. (John Pennington, ingénieur du son)

The Stone Roses - Fool's Gold (1989)

Jusqu'à "Fool's Gold", on se payait soixante livres par semaine. Après la sortie du single, on est passé à cent livres. (Ian Brown, chanteur des Stone Roses)

808 State - Pacific (1989)

Au Thunderdome, je passais souvent la cassette de "Pacific" pour terminer la soirée. Vu la réaction qu'elle provoquait dans la salle, on s'est dit qu'on allait en faire un vinyle. (Andrew Barker, 808 State)

Inspiral Carpets - This Is How It Feels (1990)

Tout a basculé en février 1990, avec la sortie de "This Is How It Feels". On s'est classé dan le top vingt et on a fait notre premier Top of the Pops. (Graham Lambert, guitariste des Inspiral Carpets)

The Charlatans - The Only One I Know (1990)

Quand on est allé en Amérique, tout le monde disait qu'il y aurait un match Charlatans/Jesus Jones pour la première place des charts. C'était soit "The Only One I Know", soit "Right Here Right Now", et, crois-le ou non, les deux chansons se ressemblaient pas mal. C'est eux qui ont gagné. (Tim Burgess, chanteur des Charlatans)

World Of Twist - The Storm (1990)

C'est un groupe incompris. Ils auraient dû avoir plus de temps et moins de pression sur leurs épaules. Tony Ogden serait encore en vie si on leur avait laissé le temps de faire leur deuxième album. (John Pennington, ingénieur du son)

Oasis - Supersonic (1994)
 
A l'époque, j'arrivais à écrire des trucs comme "Supersonic" en un rien de temps[...] Cette chanson, elle vient de nulle part[...]C'était la meilleure chanson que j'avais jamais entendue. (Noël Gallagher, Oasis)

Commentaires

  1. J'ai acheté "Manchester Music City 1976-1996" récemment et suis en train de le lire. Excellent ouvrage pour tous ceux qui s'intéressent à la musique indé. Mais aussi à l'importance d'une ville (avec ses caractéristiques socioculturelles, géographiques...) sur les courants musicaux !!!

    A + +

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Top albums 2017

Vous l'attendiez tous - si, si, ne dites pas le contraire - mon top albums 2017 ! Ce ne fut une fois de plus pas chose aisée, même aux toutes premières places, car aucun disque ne se dégageait facilement du lot. Pas de grande révélation pour moi cette année, on retrouve donc dans ce classement, des habitués. La principale déception, même si toute relative car l'album est quand même très bon, reste le retour de LCD Soundsystem. Le groupe devait normalement écraser la concurrence, il n'en fut rien. Leur musique est devenue plus réfléchie et moins dansante. Moins marquante donc pour moi. Sinon, dans ceux qui sont restés à la porte de ce top 10 et qui n'ont pas démérité, il y a Babx, Destroyer, Alex Cameron, Xiu Xiu ou Feist. Mais trève de discours, voici donc, en toute subjectivité, mes 10 disques préférés de l'année écoulée.

10. Snapped Ankles - Come Play The Trees
Les anglais de Snapped Ankles pratiquent une sorte de musique hybride, mélange de post-punk, d'élect…

Gu's Musics - Happening

Dans la série il n'est jamais trop tard pour découvrir la musique d'un "ami" Facebook, voici "Happening" de Gu's Musics. Le chanteur, de son vrai nom Gerald Chiifflot, originaire de Tours n'est pourtant pas né de la dernière pluie mais il a plutôt l'habitude de cirer le banc de touche dans la première division de la chanson-rock d'ici. Le genre de gardien de but invariablement désigné comme doublure, doublure des Bashung ou autres Dominique A, voire Rodolphe Burger avec qui la ressemblance paraît la plus évidente. Dis comme ça, on a connu pire comme situation, sauf qu'il vaut mieux, comme on dit, avoir mauvaise presse que pas de presse du tout. L'ami Gu's, pas rancunier, se dit que cela doit être à cause de ses textes, il avoue que c'est là que ça pêche principalement. Alors, il fait appel à un écrivain, un poète breton, Yan Kouton pour son précédent disque, "Aquaplanning". Malheureusement, à trop vouloir les mettr…

Montero - Performer

"Performer" est le deuxième album de Bjenny Montero, australien d'une quarantaine d'années, plus connu dans le milieu du rock indépendant pour ses talents de dessinateur que ceux de chanteur ou musicien. Il a notamment travaillé pour des artistes comme Mac Demarco - dont il a aussi fait la première partie - Ariel Pink ou Pond, soit pour les pochettes de disques soit pour des tee-shirts. Le gars avait même presque tiré un trait sur sa carrière musicale, d'une part parce qu'il avoue préférer le dessin, d'autre part parce qu'il sait qu'il ne rencontrera jamais le succès dans ce domaine. Dis comme ça, on ne peut s'empêcher d'avoir un peu d'affection pour le bonhomme, sorte de loser revendiqué, un brin fantaisiste et jemenfoutiste.
Surtout que "Performer" est un excellent disque de soft-rock, quelque part entre MGMT pour le côté mélodique et psychédélique et Ariel Pink pour le côté kitsch assumé et bricolé et l'inspiration ne…