Après les rétros sur Dominique A et The Jam, je m'attaque maintenant à du lourd : Sonic Youth. Du lourd, dans le sens où ce groupe a quand même déjà sorti une bonne quinzaine de disques : il y a donc beaucoup à dire sur eux. Et puis, Sonic Youth, ce n'est pas rien, c'est tout simplement pour moi, avec Radiohead, le plus grand groupe de rock actuel. Mais au contraire de Radiohead, leurs albums et leur discographie sont, je pense, trop méconnus. Il faut dire que leur musique n'est pas de celle qui s'apprivoise facilement. J'y suis moi-même venu que très tardivement. Trop sans doute. Mais depuis difficile de ne pas considérer ce groupe comme essentiel. Il y a indéniablement un son "Sonic Youth" et ce dès ce "Confusion is Sex", premier album sorti en 1983. C'est d'ailleurs assez surprenant à l'écoute de ce disque, on retrouve aisément l'univers si particulier du groupe. Mais difficile de sentir alors leur véritable potentiel. Il ne faut pas se le cacher, "Confusion Is Sex" n'est pas un très bon disque, n'en déplaise aux fans hardcore du groupe. Il est brouillon, mais comme beaucoup de leurs disques d'ailleurs, et surtout il manque sérieusement de mélodies accrocheuses. Il ressemble encore à un disque d'étudiants ne maîtrisant pas bien leurs instruments. Pourtant, avec le recul, il y a déjà en fond, cette recherche sonore, cette expérimentation sur le bruit qu'ils conserveront tout au long de leur carrière. Un disque étrange qui a une drôle de résonnance aujourd'hui, surtout quand on pense à sa date de parution : 1983. La seule piste de compréhension pourrait être cette reprise de"I Wanna Be Your Dog" des Stooges, sans doute une des principales influences. En pleine période new-wave, cela prouvait déjà que, dès ses débuts, Sonic Youth était atypique.
On ne présente plus le premier, l’un des écrivains français les plus traduits au monde, controversé, aimant la provocation, jusqu’à flirter avec l’extrême droite ou tourner dans un porno amateur. On l’avait déjà retrouvé sur disque lors d’une collaboration avec Bertrand Burgalat pour le brillant et culte " Présence humaine " en 2000. Ses textes poétiques se marient bien avec la musique, ils ont leur mélodie, même s’ils sont juste déclamés. On connait un peu moins le second. Pourtant, c’est lui qui fut à l’origine du renouveau artistique de deux chanteurs attachants et en perte de vitesse, au bout du rouleau : d’une part, Daniel Darc, l’ex Taxi Girl avec le bien nommé " Crève coeur " en 2004, grand disque de chanson d’ici, et d’autre part, Pete Doherty, l’ex Libertines qui peinait à se renouveler avec un album élégant, à la classe délicieusement désuète. Les deux se seraient mis d’accord à l’écoute du " Psaume 23 " repris par Darc sur l’album susnommé. Houe...
Commentaires
Enregistrer un commentaire