Après les rétros sur Dominique A et The Jam, je m'attaque maintenant à du lourd : Sonic Youth. Du lourd, dans le sens où ce groupe a quand même déjà sorti une bonne quinzaine de disques : il y a donc beaucoup à dire sur eux. Et puis, Sonic Youth, ce n'est pas rien, c'est tout simplement pour moi, avec Radiohead, le plus grand groupe de rock actuel. Mais au contraire de Radiohead, leurs albums et leur discographie sont, je pense, trop méconnus. Il faut dire que leur musique n'est pas de celle qui s'apprivoise facilement. J'y suis moi-même venu que très tardivement. Trop sans doute. Mais depuis difficile de ne pas considérer ce groupe comme essentiel. Il y a indéniablement un son "Sonic Youth" et ce dès ce "Confusion is Sex", premier album sorti en 1983. C'est d'ailleurs assez surprenant à l'écoute de ce disque, on retrouve aisément l'univers si particulier du groupe. Mais difficile de sentir alors leur véritable potentiel. Il ne faut pas se le cacher, "Confusion Is Sex" n'est pas un très bon disque, n'en déplaise aux fans hardcore du groupe. Il est brouillon, mais comme beaucoup de leurs disques d'ailleurs, et surtout il manque sérieusement de mélodies accrocheuses. Il ressemble encore à un disque d'étudiants ne maîtrisant pas bien leurs instruments. Pourtant, avec le recul, il y a déjà en fond, cette recherche sonore, cette expérimentation sur le bruit qu'ils conserveront tout au long de leur carrière. Un disque étrange qui a une drôle de résonnance aujourd'hui, surtout quand on pense à sa date de parution : 1983. La seule piste de compréhension pourrait être cette reprise de"I Wanna Be Your Dog" des Stooges, sans doute une des principales influences. En pleine période new-wave, cela prouvait déjà que, dès ses débuts, Sonic Youth était atypique.
" It’s the end of the world as we know it and i feel fine " nous chantait déjà REM en 1987. Les années passent et ce sentiment s'élargit. Devant une actualité toujours déprimante, nous sommes de plus en plus nombreux à préférer l'indifférence, pour nous protéger, rester "en vie". C’est sur ce constat défaitiste et aussi sur une même accointance pour les guitares tranchantes que Peter Buck et Luke Haines ont décidé d’écrire des disques à 4 mains. Pour ceux qui ne savent pas qui sont ces deux individus, le premier n’est rien d’autre que l’ancien guitariste de REM, le second est l’ancien chanteur de The Auteurs. Tous deux sont responsables d’une palanquée de mes classiques personnels. " Going down to the river... to blow my mind " est déjà leur troisième album commun. J’avais quelque peu fait l’impasse sur les deux premiers, à tort. En tout cas, ce nouveau présente une liste de titres impeccables dans la droite lignée des premiers disques de The Auteu...
Commentaires
Enregistrer un commentaire