Accéder au contenu principal

Cymbals Eat Guitars - Why There Are Moutains ?


Voici encore un nouveau groupe typique de rock indé dans la lignée de Pavement et consorts. Ben oui, c'est pas ça qui manque en ce moment entre Broken Social Scene, Architecture In Helsinki, I'm From Barcelona, Los Campesinos, j'en passe et des meilleurs. Ils s'appellent Cymbals Eat Guitars - encore un nom à coucher dehors -, et sont logiquement encensés par Pitchfork. Mais bizarrement, pour une fois, je trouve que ça ne prend pas vraiment, il y a bien quelques jolies trouvailles comme les mélodies de "Wind Phoenix" ou "Indiana", mais pour le reste, c'est assez laborieux. N'est pas Pavement qui veut. La coolitude et le jemenfoutisme, ça s'apprend ou c'est tout simplement inné. Ici, j'ai l'impression que c'est forcé, les morceaux sont trop longs, pas assez resserrés, le groupe se perd souvent en cours de route. On a l'impression qu'ils ne savent pas comment conclure leurs morceaux. Après, je suis peut-être un peu de mauvaise foi, mais ce genre de groupes, je trouve que ça commence à bien faire, surtout quand il en existe déjà de bien meilleurs. Alors, non, halte à la dictature du cool "made in Pitchfork". Pas tout le temps. Pas ici. (MySpace)

5/10

Chroniques :
Pitchfork
The Music Rainbow

Commentaires

  1. Tu ne cites pas "And The Hazy Sea" dans la catégorie bonnes trouvailles? Elle est quand même grandiose cette chanson non?

    RépondreSupprimer
  2. Ben, non, je n'accroche pas trop à ce morceau justement ...

    RépondreSupprimer
  3. Bonjour Vincent,
    je me présente Aurélia.
    Je ne trouve pas ton contact mail pourrais tu me le donner c'est à propos d'un concert des Noisettes à la boule Noire ce jeudi 23 à Paris

    RépondreSupprimer
  4. Bonjour Aurélia,
    C'est gentil pour le concert des Noisettes, mais je ne pourrais de toute façon pas y aller.
    A+

    RépondreSupprimer
  5. on a exactement le même avis ! =)

    RépondreSupprimer
  6. Je ne vois pas en quoi classer Cymbals eat guitars dans des styles comme Pavement (mon dieu quel insulte) ou encore I'm from Barcelona qui s'installent un salon pour enfants sur scène ou encore Broken Social Scene que je qualifierai de pop experimental.
    Effectivement l'album est pas top mais à dire que c'est de la musique à Papa bof... allez donc écouter le dernier, Lenses Alien, et vous me réviserez vos comparatifs !

    RépondreSupprimer
  7. y'a plus de modest mouse dans cet album que du barcelona/helsinki...

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Luke Haines & Peter Buck - Going Down To The River... To Blow My Mind

" It’s the end of the world as we know it and i feel fine " nous chantait déjà REM en 1987. Les années passent et ce sentiment s'élargit. Devant une actualité toujours déprimante, nous sommes de plus en plus nombreux à préférer l'indifférence, pour nous protéger, rester "en vie". C’est sur ce constat défaitiste et aussi sur une même accointance pour les guitares tranchantes que Peter Buck et Luke Haines ont décidé d’écrire des disques à 4 mains. Pour ceux qui ne savent pas qui sont ces deux individus, le premier n’est rien d’autre que l’ancien guitariste de REM, le second est l’ancien chanteur de The Auteurs. Tous deux sont responsables d’une palanquée de mes classiques personnels. " Going down to the river... to blow my mind " est déjà leur troisième album commun. J’avais quelque peu fait l’impasse sur les deux premiers, à tort. En tout cas, ce nouveau présente une liste de titres impeccables dans la droite lignée des premiers disques de The Auteu...

Michel Houellebecq & Frédéric Lo - Souvenez-vous de l'homme

On ne présente plus le premier, l’un des écrivains français les plus traduits au monde, controversé, aimant la provocation, jusqu’à flirter avec l’extrême droite ou tourner dans un porno amateur. On l’avait déjà retrouvé sur disque lors d’une collaboration avec Bertrand Burgalat pour le brillant et culte " Présence humaine " en 2000. Ses textes poétiques se marient bien avec la musique, ils ont leur mélodie, même s’ils sont juste déclamés. On connait un peu moins le second. Pourtant, c’est lui qui fut à l’origine du renouveau artistique de deux chanteurs attachants et en perte de vitesse, au bout du rouleau : d’une part, Daniel Darc, l’ex Taxi Girl avec le bien nommé " Crève coeur " en 2004, grand disque de chanson d’ici, et d’autre part, Pete Doherty, l’ex Libertines qui peinait à se renouveler avec un album élégant, à la classe délicieusement désuète. Les deux se seraient mis d’accord à l’écoute du " Psaume 23 " repris par Darc sur l’album susnommé. Houe...

"Starman : Quand Ziggy éclipsa Bowie" & "Nick Cave : Mercy on Me" de Reinhard Kleist

Deux chroniques pour le prix d'une ! Et des chroniques de bandes dessinées, une fois n'est pas coutume. Mais des bandes dessinées sur la musique et le rock en particulier. Noël est passé, mais il n'est jamais trop tard ou se faire plaisir ou offrir. Voici en tout cas deux bouquins que je recommande fortement pour qui aime l'univers et la musique de ces deux grands artistes : David Bowie et Nick Cave. Mais qui ne les aiment pas ? Reinhard Kleist, l'auteur de ces deux livres, est un dessinateur allemand qui, après avoir déjà réalisé une biographie de Johnny Cash enchaîne donc avec les deux chanteurs susnommés. Il n'a pas réalisé que ce type d'oeuvre, mais c'est quand même ce qui est en train de faire son succès. Il faut dire, comme je l'ai dit précédemment qu'elles sont particulièrement réussies. Si Bowie - paix à son âme - n'est plus en état de valider ou non cette énième biographie, Cave a déjà dit tout le bien qu'il pensait de la sienne ...