Accéder au contenu principal

Archie Bronson Outfit - Coconut

Oui, je sais, j'ai du retard, parce que ce "Coconut" est sorti il y a bientôt deux mois, mais il me fallait au moins ça pour digérer la chose. Car, une fois de plus, les anglais d'Archie Bronson Outfit ne font pas dans la dentelle et nous délivre un disque de rock pyschédélique, toute guitare et toute barbe dehors. Le genre de trucs qui transpire littéralement la testostérone. En plus, ça démarre sur les chapeaux de roue avec un "Magnetic Warrior" qui, d'entrée, fait immédiatement fuir tous les réticents à ce genre de musique : c'est lourd, poisseux, que dis-je, marécageux. Toujours pas de compromis donc et quelques titres qui claquent comme l'excellent single "Shark's tooth" ou encore "Hoola". Le son se fait plus électro, production Tom Goldswhorthy (DFA Records) oblige, mais reste toujours aussi cradingue. Mais là où les Archie Bronson Outfit ont gagné, c'est sans doute en  variété, car si on pouvait faire un reproche à leur précédent "Derdang Derdang", ça serait celui d'être un peu trop uniforme.
Ici, il y a de tout : du brutal, du nucléaire, du soyeux, du mélodique, du "qui gratte, qui pique" - ça doit être la barbe. Cependant, on perd peut-être en cohérence ce qu'on gagne en diversité. Le groupe sera en tout cas à la Route du Rock, le dimanche 15 août prochain pour ce qui s'annonce sans doute comme la plus belle journée du festival. En effet, ils partageront, entre autres, l'affiche avec les doux-dingues géniaux de The  Flaming Lips et les plus "classiques" mais tout aussi indispensables The National. Vivement le mois d'août donc, car je ne peux pas imaginer que les chansons de ce trio de barbus ne soient pas faites expressément pour la scène.

Clip de "Shark's tooth" :

Commentaires

  1. Un avis minoritaire à propos de cet album (sur la blogosphère), le mien : j'ai tellement été déçu par ce disque (mis à part deux ou trois titres dont "Shark's Tooth") que je ne suis PAS allé les voir en concert à Lyon récemment. Je regrette cependant d'avoir manqué les anciens titres qui apparemment étaient excellents sur scène...

    RépondreSupprimer
  2. Ouais je suis d'accord avec J-P, franchement pas terrible cet album.

    RépondreSupprimer
  3. Oui, c'est ce que je m'étais dit à la première écoute. Et puis, comme je trouve qu'il n'y a pas beaucoup de disques intéressants en ce moment, je l'ai pas mal réécouté et finalement, je le trouve plutôt réussi. Le groupe a en plus le mérite de ne pas faire de surplace.

    RépondreSupprimer
  4. Je dirais plutôt que l'avis minoritaire est celui des amateurs. Ce n'est pas du velours, mais Hoola, quand même, quel titre!

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Luke Haines & Peter Buck - Going Down To The River... To Blow My Mind

" It’s the end of the world as we know it and i feel fine " nous chantait déjà REM en 1987. Les années passent et ce sentiment s'élargit. Devant une actualité toujours déprimante, nous sommes de plus en plus nombreux à préférer l'indifférence, pour nous protéger, rester "en vie". C’est sur ce constat défaitiste et aussi sur une même accointance pour les guitares tranchantes que Peter Buck et Luke Haines ont décidé d’écrire des disques à 4 mains. Pour ceux qui ne savent pas qui sont ces deux individus, le premier n’est rien d’autre que l’ancien guitariste de REM, le second est l’ancien chanteur de The Auteurs. Tous deux sont responsables d’une palanquée de mes classiques personnels. " Going down to the river... to blow my mind " est déjà leur troisième album commun. J’avais quelque peu fait l’impasse sur les deux premiers, à tort. En tout cas, ce nouveau présente une liste de titres impeccables dans la droite lignée des premiers disques de The Auteu...

"Starman : Quand Ziggy éclipsa Bowie" & "Nick Cave : Mercy on Me" de Reinhard Kleist

Deux chroniques pour le prix d'une ! Et des chroniques de bandes dessinées, une fois n'est pas coutume. Mais des bandes dessinées sur la musique et le rock en particulier. Noël est passé, mais il n'est jamais trop tard ou se faire plaisir ou offrir. Voici en tout cas deux bouquins que je recommande fortement pour qui aime l'univers et la musique de ces deux grands artistes : David Bowie et Nick Cave. Mais qui ne les aiment pas ? Reinhard Kleist, l'auteur de ces deux livres, est un dessinateur allemand qui, après avoir déjà réalisé une biographie de Johnny Cash enchaîne donc avec les deux chanteurs susnommés. Il n'a pas réalisé que ce type d'oeuvre, mais c'est quand même ce qui est en train de faire son succès. Il faut dire, comme je l'ai dit précédemment qu'elles sont particulièrement réussies. Si Bowie - paix à son âme - n'est plus en état de valider ou non cette énième biographie, Cave a déjà dit tout le bien qu'il pensait de la sienne ...

Michel Houellebecq & Frédéric Lo - Souvenez-vous de l'homme

On ne présente plus le premier, l’un des écrivains français les plus traduits au monde, controversé, aimant la provocation, jusqu’à flirter avec l’extrême droite ou tourner dans un porno amateur. On l’avait déjà retrouvé sur disque lors d’une collaboration avec Bertrand Burgalat pour le brillant et culte " Présence humaine " en 2000. Ses textes poétiques se marient bien avec la musique, ils ont leur mélodie, même s’ils sont juste déclamés. On connait un peu moins le second. Pourtant, c’est lui qui fut à l’origine du renouveau artistique de deux chanteurs attachants et en perte de vitesse, au bout du rouleau : d’une part, Daniel Darc, l’ex Taxi Girl avec le bien nommé " Crève coeur " en 2004, grand disque de chanson d’ici, et d’autre part, Pete Doherty, l’ex Libertines qui peinait à se renouveler avec un album élégant, à la classe délicieusement désuète. Les deux se seraient mis d’accord à l’écoute du " Psaume 23 " repris par Darc sur l’album susnommé. Houe...