Accéder au contenu principal

James - Sit Down (1989)

Je reprends aujourd'hui une rubrique abandonnée depuis quelques temps. Il faut dire que le nombre de nouveautés marquantes depuis le début de l'année 2013 ne m'en a pas vraiment laissé le temps. Petite pause donc, au moment où pourtant le nombre de sorties ne cessent de s'accroître. Tant pis, il est parfois réconfortant de se replonger dans le passé. S'il est un groupe qui aura toujours été le cul entre deux chaises, c'est bien James. Commençant sa carrière dans l'ombre des Smiths dont ils feront la première partie et courant rapidement derrière le succès de U2, la bande de Tim Booth n'a jamais réussi à trouver sa place. "Sit Down", leur plus gros hit est pile poil dans cet entre-deux, réussissant miraculeusement à faire l'amalgame des deux aspirations du groupe. Pour ma part, je reste cantonné à leurs deux premiers disques, le formidable et trop mésestimé "Stutter" ainsi que "Strip Mine". La suite commence donc par cette injection à venir s'asseoir près d'eux. Comme ils enchaîneront alors les disques plus balourds les uns que les autres, malgré l'apport de Brian Eno à la production, je les ai laissé là sans demander mon reste. Tout cela fait du coffret "The Gathering Sound" sorti l'année dernière dans un relatif anonymat un objet que seuls les rares fans invétérés se seront empressés d'acheter. Drôle d'histoire que celle de James qui aura d'abord attiré les amateurs de rock indépendant, puis intéressé un cours instant un plus large public, pour enfin ne plus passionner personne. James ou le cas d'école des éternels losers. (ci-dessous, deux versions de "Sit Down", l'une sortie en single en 1989 visible en vidéo, l'autre au format audio seulement est présente sur le disque "Gold Mother" paru en 1990 et c'est celle dont je retranscris les paroles)

I'll sing myself to sleep 
A song from the darkest hour 
Secrets I can't keep 
Inside of the day 
Swing from high to deep 
Extremes of sweet and sour 
Hope that God exists 
I hope I pray 

Drawn by the undertow 
My life is out of control 
I believe this wave will bear my weight 
So let it flow 

Oh sit down 
Sit down next to me 
Sit down, down, down, down, down 
In sympathy 

Now I'm relieved to hear 
That you've been to some far out places 
It's hard to carry on 
When you feel all alone 
Now I've swung back down again 
It's worse than it was before 
If I hadn't seen such riches 
I could live with being poor 
Oh sit down 
Sit down next to me 
Sit down, down, down, down, down 
In sympathy 


Those who feel the breath of sadness 
Sit down next to me 
Those who find they're touched by madness 
Sit down next to me 
Those who find themselves ridiculous 
Sit down next to me 
Love, in fear, in hate, in tears 

Down 
Down 

Oh sit down 
Sit down next to me 
Sit down, down, down, down, down 
In sympathy 

Oh sit down 
Sit down next to me 
Sit down, down, down, down, down 
In sympathy 

Down

Commentaires

  1. Trés belle idée de parler de James et je ne connaissais pas la seconde version. Par contre je me rapelle des concerts vertigineux. Pour l'anecdote, et si ma mémoire est bonne, lors de la montée du succés du groupe, et pendant un concert, l'ensemble du public s'est assis en reprenant Sit down doucement et Tim s'est évanoui d'émotion....

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Philippe Cohen Solal & Mike Lindsay - Outsider

Henry Darger était ce qu'on appelle un artiste "outsider". Il a oeuvré toute sa vie dans l'ombre. Ses travaux n'ont été découverts qu'à sa mort, en 1973. C'est avant tout " Vivian girls ", un récit épique de plus de 15 000 pages racontant une histoire de princesses, d'esclavage, de guerres, peuplée de tout un tas de personnages imaginaires, tantôt morbides, tantôt enfantins. Elle est accompagné d'aquarelles, collages, dessins en tous genres et inspirée par l'univers des comics. Depuis sa mort, son oeuvre fait l'objet d'un culte grandissant. On l'a retrouvée exposée dans de nombreux musées d'art moderne, à Chicago, sa ville natale, New-York ou Paris. Cette fois-ci, c'est le compositeur français Philippe Cohen Solal, fondateur de Gotan Project, touché par cet artiste maudit, qui a décidé de faire un album complet autour de son univers.  Il a pour cela fait appel à quelques amis : Mike Lindsay, leader des folkeux an

Et toi, t'as écouté quoi en 2020 ?

Nous y voici donc, le calendrier des sorties de l'année 2020 avec les disques chroniqués ici-même. 50 disques pour une année 2020 qui, si elle n'a pas été franchement emballante d'un point de vue événements a réussi à tenir malgré tout le cap niveau musical avec quelques beaux disques. Je vous laisse partager en commentaires vos coups de coeur personnels si ça vous dit. Il me restera ensuite à clôturer définitivement l'année avec ma compilation millésimée et mon top 10 des albums, pris bien sûr dans cette sélection. JANVIER 8   : Electric Soft Parade - Stages 10 : Alexandra Savior - The Archer 17 : of Montreal - UR FUN 24 : Andy Shauf - The Neon Skyline        Tristen - Les identités remarquables 31 : Dan Deacon - Mystic Familiar        Superbravo - Sentinelle        Destroyer - Have We Met FEVRIER 7   : Isobel Campbell - There is no other... 14 : Octave Noire - Monolithe 21 : Spinning Coin - Hyacinth 28 : Grimm Grimm - Ginormous MARS : 6   : The Saxopho

Baptiste W. Hamon & Barbagallo - Barbaghamon

Quand deux des plus talentueux songwriters français actuels se rencontrent, ça ne peut produire qu'un excellent disque. Baptiste W. Hamon et Julien Barbagallo réussissent l'audacieux pari de réunir leurs deux univers assez différents pour en tirer le meilleur. Le premier s'inscrit à la fois dans une tradition de chanson française (Jean Ferrat) et de country musique américaine (Townes Van Zandt) à l'ancienne. Le second plus "moderne" marrie l'électro d'un Sébastien Tellier et la pop d'un JP Nataf, assez éloigné au final de Tame Impala et d'Aquaserge, deux formations dont il est pourtant à l'occasion batteur. Le disque est construit à l'image d'un diptyque : une partie est l'oeuvre de Baptiste W. Hamon (" J'écoute l'eau ", " Ils fument ", " Maria "), l'autre de Barbagallo (" Le jour viendra ", " Nous nous reverrons ", " Le bleu du ciel "). Qu'ils se retro