Accéder au contenu principal

Chansons de la semaine - épisode 9 (07/11/2020)


Je vous en avais parlé, voici la chanson réunissant Billy Nomates et les Sleaford Mods sur le prochain album de ces derniers, ça s'appelle "Mork n Mindy" en référence à une vieille série américaine de la fin des années 70 avec Robin Williams où il était question d'extra-terrestre. James Yorkston est un musicien écossais qui fait dans la dentelle pop-folk et son nouveau titre "Struggle" promet le meilleur pour l'album à venir. Katel est une artiste insaisissable, on l'a vu faire du rock à ses débuts, chanter avec Yann Tiersen sur l'inoubliable "Rade", produire l'excellent "Tropiques" de Maissiat, puis monter son label FRACA avec Robi et Emilie Marsh. La voilà avec un nouveau disque à venir à l'élaboration duquel vous pouvez aider. Dans le genre artistes qui n'inventent rien mais qui le font très bien, on a As We Leave, dans un registre pop-folk et JW Francis, dans un registre dream pop. Côté frenchie, on a la chanteuse Helluvah qui fait dans la cold wave plutôt bien fichue et le chanteur Cipierre dans la folk plutôt soignée. Le Floridien Helado Negro sort une version à la cool du "Lotta Love" de Neil Young. Autre reprise, celle du déjà archi revisité "I Will Survive", mais quand c'est ANOHNI, anciennement Anthony and The Johnsons, qui s'en charge, c'est forcément différent et classieux. Plus de vingt-cinq ans après la mort de son leader, le groupe Sun Ra Arkestra remet ça et c'est toujours impressionnant de maîtrise et de virtuosité avec un très beau clip de Chad Van Gaalen pour aller avec.  Voilà, c'est tout pour cette semaine. Bon écoute, bon vote et bon weekend !



Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Nick Cave & Warren Ellis - Carnage

On continue le rattrapage des disques 2021 avec une sacré pointure, puisque j'ai nommé Nick Cave, sans doute le rockeur ultime. Celui qui a commencé punk arty au sein de Birthday Party et produit aujourd'hui parmi les disques plus sombres qui soient. Le décès d'un fils y étant évidemment pour quelque chose. Autant les deux précédents albums, les pourtant acclamés - mais comment attaquer un père inconsolable - " Skeleton Tree " et " Ghosteen " m'avaient laissé étrangement indifférent. Autant ce " Carnage " sorti cette fois sans ses Bad Seeds mais avec le seul Warren Ellis - décidément compagnon de tous les instants depuis quelques années - m'a tout de suite marqué. Par son dépouillement, par sa quasi absence d'effets, juste quelques délicats et déchirants arrangements venant ornés juste ce qu'il faut le spleen du sieur Cave. Il n'est plus question de masquer les faits sous un quelconque décorum mais d'affronter la vérité

Philippe Cohen Solal & Mike Lindsay - Outsider

Henry Darger était ce qu'on appelle un artiste "outsider". Il a oeuvré toute sa vie dans l'ombre. Ses travaux n'ont été découverts qu'à sa mort, en 1973. C'est avant tout " Vivian girls ", un récit épique de plus de 15 000 pages racontant une histoire de princesses, d'esclavage, de guerres, peuplée de tout un tas de personnages imaginaires, tantôt morbides, tantôt enfantins. Elle est accompagné d'aquarelles, collages, dessins en tous genres et inspirée par l'univers des comics. Depuis sa mort, son oeuvre fait l'objet d'un culte grandissant. On l'a retrouvée exposée dans de nombreux musées d'art moderne, à Chicago, sa ville natale, New-York ou Paris. Cette fois-ci, c'est le compositeur français Philippe Cohen Solal, fondateur de Gotan Project, touché par cet artiste maudit, qui a décidé de faire un album complet autour de son univers.  Il a pour cela fait appel à quelques amis : Mike Lindsay, leader des folkeux an

Richard Dawson & Circle - Henki

  Qu'il soit seul, au sein de Hen Ogledd ou accompagné du groupe de heavy metal finlandais Circle, la musique de Richard Dawson présente la même singularité. " Henki " est donc le résultat de la drôle de rencontre entre le troubadour anglais à la voix qui n'est pas sans rappeler celle de Robert Wyatt - souvent à la limite de la justesse - et une de ses formations préférée, pourtant assez opposée de son univers folk médiéviste. L'album ne comporte que 7 titres, souvent très longs, histoire d'appuyer un style envoûtant aux influences multiples, à l'exacte jonction des musiques de Circle et de Dawson, et aux nombreuses fulgurances (mention spéciale pour les guitares de " Silphium "). Une fois de plus, il est très difficile de classer un disque de Richard Dawson, toujours à la frontière du kitsch et de l'expérimentation. Chaque titre a un nom de plante dont certaines ont disparu (cooksonia, silphium), comme pour célébrer son attachement à la natu