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Julia Jacklin - Pre Pleasure

On continue dans le style de la maison avec l'australienne Julia Jacklin qui pratique une pop-rock classique mais très élégante. Son dernier disque "Pre Pleasure" a été mixé par Heba Kadry, l'ingénieure du son égyptienne qu'on retrouve derrière les manettes d'une quantité impressionnante de disques de rock indépendant qui comptent. Je ne sais pas s'il y a un son Kadry reconnaissable, mais c'est en tout cas souvent un gage de qualité. Autre présence rassurante : celle du violoniste canadien Owen Pallett qui s'est fait connaître pour son travail avec ses compatriotes d'Arcade Fire et qui a sorti quelques disques solo plus que recommandables et continue d'être appelé régulièrement à la rescousse quand il faut trouver un peu d'arrangements de cordes pour rehausser un morceau. Ici, sa contribution fait carrément décoller "End of a Friendship" sublime dernier titre - difficile au passage de trouver meilleur final. On pense à une Phoebe Bridgers en plus subtile ou une Courtney Barnett sans la voix traînante et le côté à la cool. 
Bien sûr, ça n'a rien de nouveau, mais c'est fait avec une telle dextérité et un tel savoir-faire qu'on tombe rapidement sous le charme. Ici, tout reste maîtrisé, sous contrôle, pas de lyrisme outrancier pour plaire aux tous venants. Et c'est finalement ce qui fait qu'on se plaît à se repasser ce "Pre Pleasure", ces mélodies et cette voix toutes en retenue. Un pré-plaisir ? Non, un vrai, plein, entier. Oui, je sais : la conclusion était facile.



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Lucie

L'autre jour, en lisant l'article intitulé « ça rime à quoi de bloguer ? » sur le très bon blog « Words And Sounds » - que vous devez déjà connaître, mais que je vous recommande au cas où cela ne serait pas le cas - je me disais, mais oui, cette fille a raison : « ça rime à quoi la musique à papa? ». Enfin, non, sa réflexion est plutôt typiquement féminine : trouvons un sens derrière chaque chose ! Nous, les hommes, sommes plus instinctifs, moins réfléchis. C'est sans doute pour ça que dans le landernau (je ne sais pas pourquoi, j'aime bien cette expression, sans doute parce que ça fait breton :-) des « indierockblogueurs », il y a surtout des mecs. Un mec est par contre bizarrement plus maniaque de classements en tout genre, surtout de classements complètement inutiles dans la vie de tous les jours. Pour ceux qui ne me croient pas, relisez donc Nick Hornby. Et je dois dire que je n'échappe pas à la règle, même si j'essaie de me soigner. J'ai, par exemple,

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