Accéder au contenu principal

Black session de The Pains Of Being Pure At Heart le 23/11/2009


Il fallait que je les vois, ceux-là. C'était plus fort que moi. Et une fois de plus, merci à Bernard Lenoir (et à Michèle Soulier aussi bien sûr), qui, mine de rien, a réussi à faire venir dans son célèbre studio 105 de la Maison de la Radio, la plupart des nouveaux groupes qui ont compté en 2009 dans la catégorie révélation "indie pop", comme Soap & Skin, The XX, Girls, Wild Beasts et donc, The Pains Of Being Pure At Heart. J'ai déjà parlé pas mal de ce groupe ici, , et encore . Bref, vous vous en doutez sûrement, ils seront en bonne place dans mes classements de fin d'année. Je me devais donc de les voir sur scène pour juger de ce que ça pouvait donner "grandeur nature". Et ma foi, je n'ai pas été déçu. Pas forcément été surpris non plus. Non, ce groupe est comme je les avais prévus : simple, pop, mélodique, efficace, même si pas forcément très charismatique - le chanteur a une fâcheuse tendance à regarder ses pieds. Avec eux, le romantisme des années 80 est indéniablement de retour et ça fait plaisir. Pas prise de tête, leur musique est immédiatement accessible. Et puis, chose qui ne gâche rien, ce groupe dégage un véritable capital sympathie. Malgré leur encore faible répertoire (je parle en nombre de morceaux, bien sûr), ils ont joué l'heure syndicale et ont même fait un court rappel ensuite. Ce concert m'a donc rappelé si besoin était que leur premier album est diablement entraînant et sans véritable temps mort, à l'image de leur set d'hier soir. Bien sûr, ce n'est pas de la "grande musique" dans le sens noble du terme, ce n'est pas forcément toujours bien joué - comme la claviériste qui chantait parfois un peu faux, mais ça dégageait constamment une fraîcheur et une candeur bienvenues en ces temps moroses. Et puis, quel joli nom de groupe ! Une bien belle soirée en somme ...

Bon, là-dessus, je triche un peu parce que l'extrait live date de la veille, le 22 novembre au Point Ephémère, mais on n'est pas à une journée près, pas vrai ?


Commentaires

  1. "le chanteur a une fâcheuse tendance à regarder ses pieds"... N'est-ce pas l'essence même du shoegazing?

    RépondreSupprimer
  2. Oui sans doute, mais comme je l'ai dit : ils sont comme je l'avais prévu. Cette attitude plutôt modeste est à l'image de leur musique.

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Top albums 2017

Vous l'attendiez tous - si, si, ne dites pas le contraire - mon top albums 2017 ! Ce ne fut une fois de plus pas chose aisée, même aux toutes premières places, car aucun disque ne se dégageait facilement du lot. Pas de grande révélation pour moi cette année, on retrouve donc dans ce classement, des habitués. La principale déception, même si toute relative car l'album est quand même très bon, reste le retour de LCD Soundsystem. Le groupe devait normalement écraser la concurrence, il n'en fut rien. Leur musique est devenue plus réfléchie et moins dansante. Moins marquante donc pour moi. Sinon, dans ceux qui sont restés à la porte de ce top 10 et qui n'ont pas démérité, il y a Babx, Destroyer, Alex Cameron, Xiu Xiu ou Feist. Mais trève de discours, voici donc, en toute subjectivité, mes 10 disques préférés de l'année écoulée.

10. Snapped Ankles - Come Play The Trees
Les anglais de Snapped Ankles pratiquent une sorte de musique hybride, mélange de post-punk, d'élect…

Gu's Musics - Happening

Dans la série il n'est jamais trop tard pour découvrir la musique d'un "ami" Facebook, voici "Happening" de Gu's Musics. Le chanteur, de son vrai nom Gerald Chiifflot, originaire de Tours n'est pourtant pas né de la dernière pluie mais il a plutôt l'habitude de cirer le banc de touche dans la première division de la chanson-rock d'ici. Le genre de gardien de but invariablement désigné comme doublure, doublure des Bashung ou autres Dominique A, voire Rodolphe Burger avec qui la ressemblance paraît la plus évidente. Dis comme ça, on a connu pire comme situation, sauf qu'il vaut mieux, comme on dit, avoir mauvaise presse que pas de presse du tout. L'ami Gu's, pas rancunier, se dit que cela doit être à cause de ses textes, il avoue que c'est là que ça pêche principalement. Alors, il fait appel à un écrivain, un poète breton, Yan Kouton pour son précédent disque, "Aquaplanning". Malheureusement, à trop vouloir les mettr…

Montero - Performer

"Performer" est le deuxième album de Bjenny Montero, australien d'une quarantaine d'années, plus connu dans le milieu du rock indépendant pour ses talents de dessinateur que ceux de chanteur ou musicien. Il a notamment travaillé pour des artistes comme Mac Demarco - dont il a aussi fait la première partie - Ariel Pink ou Pond, soit pour les pochettes de disques soit pour des tee-shirts. Le gars avait même presque tiré un trait sur sa carrière musicale, d'une part parce qu'il avoue préférer le dessin, d'autre part parce qu'il sait qu'il ne rencontrera jamais le succès dans ce domaine. Dis comme ça, on ne peut s'empêcher d'avoir un peu d'affection pour le bonhomme, sorte de loser revendiqué, un brin fantaisiste et jemenfoutiste.
Surtout que "Performer" est un excellent disque de soft-rock, quelque part entre MGMT pour le côté mélodique et psychédélique et Ariel Pink pour le côté kitsch assumé et bricolé et l'inspiration ne…