Elysian Fields est un groupe new-yorkais, qui comme son nom l'indique aime bien la France. D'ailleurs, Jennifer Charles, leur chanteuse, a collaboré, il n'y a pas si longtemps, avec un de nos compatriotes, j'ai nommé le bougon de service : Jean-Louis Murat, pour un très bon album de pop française façon sixties et dans la lignée de la grande époque mélodique de Gainsbourg. Elysian Fields est en fait un duo homme/femme et même s'ils ne font pas beaucoup parler d'eux, ils ont déjà quelques albums à leur actif depuis leur début en 1996. Leur musique est douce, sensuelle comme la voix chaude de Jennifer, pop, jazzy. Une musique d'ambiance ou d'ascenseur diront les mauvaises langues, mais une musique romantique qui s'écoute à deux forcément. Leur dernier disque est excellent, il n'y a pour ainsi dire aucune faute de goût. Des titres comme "Where Can We Go But Nowhere", "Someone" ou le dernier en duo "Ashes In Winter Light" sont autant de petites perles soyeuses et caressantes, "The Moment" a failli m'arracher des larmes. Les arrangements qu'ils soient jazz, bossa, pop ou classique sont tous aussi subtils, sobres, dépouillés, au service de la mélodie et de la voix. Assurément, ce groupe mérite beaucoup mieux que cet aimable anonymat. Un de mes coups de coeur du moment. (Site officiel)
" It’s the end of the world as we know it and i feel fine " nous chantait déjà REM en 1987. Les années passent et ce sentiment s'élargit. Devant une actualité toujours déprimante, nous sommes de plus en plus nombreux à préférer l'indifférence, pour nous protéger, rester "en vie". C’est sur ce constat défaitiste et aussi sur une même accointance pour les guitares tranchantes que Peter Buck et Luke Haines ont décidé d’écrire des disques à 4 mains. Pour ceux qui ne savent pas qui sont ces deux individus, le premier n’est rien d’autre que l’ancien guitariste de REM, le second est l’ancien chanteur de The Auteurs. Tous deux sont responsables d’une palanquée de mes classiques personnels. " Going down to the river... to blow my mind " est déjà leur troisième album commun. J’avais quelque peu fait l’impasse sur les deux premiers, à tort. En tout cas, ce nouveau présente une liste de titres impeccables dans la droite lignée des premiers disques de The Auteu...
On ne présente plus le premier, l’un des écrivains français les plus traduits au monde, controversé, aimant la provocation, jusqu’à flirter avec l’extrême droite ou tourner dans un porno amateur. On l’avait déjà retrouvé sur disque lors d’une collaboration avec Bertrand Burgalat pour le brillant et culte " Présence humaine " en 2000. Ses textes poétiques se marient bien avec la musique, ils ont leur mélodie, même s’ils sont juste déclamés. On connait un peu moins le second. Pourtant, c’est lui qui fut à l’origine du renouveau artistique de deux chanteurs attachants et en perte de vitesse, au bout du rouleau : d’une part, Daniel Darc, l’ex Taxi Girl avec le bien nommé " Crève coeur " en 2004, grand disque de chanson d’ici, et d’autre part, Pete Doherty, l’ex Libertines qui peinait à se renouveler avec un album élégant, à la classe délicieusement désuète. Les deux se seraient mis d’accord à l’écoute du " Psaume 23 " repris par Darc sur l’album susnommé. Houe...
Deux chroniques pour le prix d'une ! Et des chroniques de bandes dessinées, une fois n'est pas coutume. Mais des bandes dessinées sur la musique et le rock en particulier. Noël est passé, mais il n'est jamais trop tard ou se faire plaisir ou offrir. Voici en tout cas deux bouquins que je recommande fortement pour qui aime l'univers et la musique de ces deux grands artistes : David Bowie et Nick Cave. Mais qui ne les aiment pas ? Reinhard Kleist, l'auteur de ces deux livres, est un dessinateur allemand qui, après avoir déjà réalisé une biographie de Johnny Cash enchaîne donc avec les deux chanteurs susnommés. Il n'a pas réalisé que ce type d'oeuvre, mais c'est quand même ce qui est en train de faire son succès. Il faut dire, comme je l'ai dit précédemment qu'elles sont particulièrement réussies. Si Bowie - paix à son âme - n'est plus en état de valider ou non cette énième biographie, Cave a déjà dit tout le bien qu'il pensait de la sienne ...
Intéressant ! Je vais écouter ça.
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critiques d'albums
c'est un très chouette disque, j'avais pas accroché à un Elysian Fields comme ça depuis longtemps.
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