Accéder au contenu principal

Fredo Viola - The Turn

Voici un artiste dont la côte de popularité ne cesse de grimper sur le net, les blogs et par le biais de quelques magazines influents comme Les Inrocks. Il s'appelle Fredo Viola, est d'origine latino-américaine et fait une musique assez inclassable, quelque part entre Sigur Ros et ... Scatman. Scatman ? ça ne vous dit rien ? Vous ne vous rappelez pas de cet improbable chanteur à moustache qui eut du succès au début des années 90, en faisant ce qu'on appelait à l'époque du Scat. Le Scat, ça consistait à chanter à partir d'onomatopées, c'est-à-dire en faisant des "ohohahahahehehe", des "tatatatutututititi" et j'en passe. Et ben, Fredo Viola en fait plein des onomatopées dans ses chansons. Bien sûr, musicalement, c'est quand même bien plus évolué que "monsieur le squatteur" (pardon le scatteur !), mais j'avoue que je trouve ça quand même assez gonflant à force, tous ces borborygmes ! C'est dommage car il y a dans sa musique quelques belles trouvailles : "The Sad Song", par exemple, est une bonne chanson, dans la lignée du meilleur Sigur Ros. Mais dans l'ensemble, je n'arrive pas à accrocher pas à cette façon de chanter que je trouve assez stressante et casse-bonbons, un peu à l'image de ce que peut faire une Camille par chez nous. Quand je vois que Télérama ose comparer ce disque à "Before And After Science", ça me fait mal ... Je n'ai jamais eu besoin de prendre d'aspirine après l'écoute du chef d'oeuvre de Eno. (Site officiel)

5/10

Chroniques :
Les Inrocks
Fluctuat.net
Télérama
Magic



Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Luke Haines & Peter Buck - Going Down To The River... To Blow My Mind

" It’s the end of the world as we know it and i feel fine " nous chantait déjà REM en 1987. Les années passent et ce sentiment s'élargit. Devant une actualité toujours déprimante, nous sommes de plus en plus nombreux à préférer l'indifférence, pour nous protéger, rester "en vie". C’est sur ce constat défaitiste et aussi sur une même accointance pour les guitares tranchantes que Peter Buck et Luke Haines ont décidé d’écrire des disques à 4 mains. Pour ceux qui ne savent pas qui sont ces deux individus, le premier n’est rien d’autre que l’ancien guitariste de REM, le second est l’ancien chanteur de The Auteurs. Tous deux sont responsables d’une palanquée de mes classiques personnels. " Going down to the river... to blow my mind " est déjà leur troisième album commun. J’avais quelque peu fait l’impasse sur les deux premiers, à tort. En tout cas, ce nouveau présente une liste de titres impeccables dans la droite lignée des premiers disques de The Auteu...

Michel Houellebecq & Frédéric Lo - Souvenez-vous de l'homme

On ne présente plus le premier, l’un des écrivains français les plus traduits au monde, controversé, aimant la provocation, jusqu’à flirter avec l’extrême droite ou tourner dans un porno amateur. On l’avait déjà retrouvé sur disque lors d’une collaboration avec Bertrand Burgalat pour le brillant et culte " Présence humaine " en 2000. Ses textes poétiques se marient bien avec la musique, ils ont leur mélodie, même s’ils sont juste déclamés. On connait un peu moins le second. Pourtant, c’est lui qui fut à l’origine du renouveau artistique de deux chanteurs attachants et en perte de vitesse, au bout du rouleau : d’une part, Daniel Darc, l’ex Taxi Girl avec le bien nommé " Crève coeur " en 2004, grand disque de chanson d’ici, et d’autre part, Pete Doherty, l’ex Libertines qui peinait à se renouveler avec un album élégant, à la classe délicieusement désuète. Les deux se seraient mis d’accord à l’écoute du " Psaume 23 " repris par Darc sur l’album susnommé. Houe...

"Starman : Quand Ziggy éclipsa Bowie" & "Nick Cave : Mercy on Me" de Reinhard Kleist

Deux chroniques pour le prix d'une ! Et des chroniques de bandes dessinées, une fois n'est pas coutume. Mais des bandes dessinées sur la musique et le rock en particulier. Noël est passé, mais il n'est jamais trop tard ou se faire plaisir ou offrir. Voici en tout cas deux bouquins que je recommande fortement pour qui aime l'univers et la musique de ces deux grands artistes : David Bowie et Nick Cave. Mais qui ne les aiment pas ? Reinhard Kleist, l'auteur de ces deux livres, est un dessinateur allemand qui, après avoir déjà réalisé une biographie de Johnny Cash enchaîne donc avec les deux chanteurs susnommés. Il n'a pas réalisé que ce type d'oeuvre, mais c'est quand même ce qui est en train de faire son succès. Il faut dire, comme je l'ai dit précédemment qu'elles sont particulièrement réussies. Si Bowie - paix à son âme - n'est plus en état de valider ou non cette énième biographie, Cave a déjà dit tout le bien qu'il pensait de la sienne ...