Accéder au contenu principal

Empire Of The Sun - Walking On A Dream

Voici ceux que tout le monde considère déjà comme les nouveaux MGMT : Empire Of The Sun. Déjà rien qu'avec leur nom, ils annoncent la couleur : ici, pas de fausse modestie. Et puis à l'image du nom du groupe, la pochette du disque fait un peu penser à l'univers des jeux vidéos. Un univers de démesure bien dans l'esprit tordu de Luke Steel, tête pensante du groupe australien The Sleepy Jackson et donc aussi maintenant de "l'empire du soleil". Avec ce groupe, c'est clair, Steel rêve d'une chose : conquérir le sommet des charts internationaux. C'est pourquoi la musique s'en ressent, très variété. A chaque morceau, ça vise le tube. C'est réussi sur le premier titre "Standing On The Shore", beaucoup moins par la suite, flirtant allègrement avec le pire de la variétoche made in années 80, avec ses sons de synthétiseurs sirupeux et nauséabonds comme sur l'ignoble "Without You" qui clôture le disque de la plus mauvaise des manières qui soit. Bref, n'est pas MGMT qui veut, difficile de surfer sur le mauvais goût sans y tomber carrément les deux pieds dedans. (Site officiel)

4/10

Chroniques :
Des oreilles dans Babylone
NME
fluctuat.net
Magic
Popnews

Commentaires

  1. J'écoutais justement le morceau en question sur ta playlist et je me disais que ça me rappelait les Sleepy Jackson. Quid de ce groupe d'ailleurs? Je n'ai pas écouté leur premier album et plus personne n'en parle. A l'époque, il était perçu comme une merveille du monde. Mais le deuxième disque était déjà dans le style d'empire of the sun, strass et paillettes. Est-ce que ça les a flingués?

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Nick Cave & Warren Ellis - Carnage

On continue le rattrapage des disques 2021 avec une sacré pointure, puisque j'ai nommé Nick Cave, sans doute le rockeur ultime. Celui qui a commencé punk arty au sein de Birthday Party et produit aujourd'hui parmi les disques plus sombres qui soient. Le décès d'un fils y étant évidemment pour quelque chose. Autant les deux précédents albums, les pourtant acclamés - mais comment attaquer un père inconsolable - " Skeleton Tree " et " Ghosteen " m'avaient laissé étrangement indifférent. Autant ce " Carnage " sorti cette fois sans ses Bad Seeds mais avec le seul Warren Ellis - décidément compagnon de tous les instants depuis quelques années - m'a tout de suite marqué. Par son dépouillement, par sa quasi absence d'effets, juste quelques délicats et déchirants arrangements venant ornés juste ce qu'il faut le spleen du sieur Cave. Il n'est plus question de masquer les faits sous un quelconque décorum mais d'affronter la vérité

Richard Dawson & Circle - Henki

  Qu'il soit seul, au sein de Hen Ogledd ou accompagné du groupe de heavy metal finlandais Circle, la musique de Richard Dawson présente la même singularité. " Henki " est donc le résultat de la drôle de rencontre entre le troubadour anglais à la voix qui n'est pas sans rappeler celle de Robert Wyatt - souvent à la limite de la justesse - et une de ses formations préférée, pourtant assez opposée de son univers folk médiéviste. L'album ne comporte que 7 titres, souvent très longs, histoire d'appuyer un style envoûtant aux influences multiples, à l'exacte jonction des musiques de Circle et de Dawson, et aux nombreuses fulgurances (mention spéciale pour les guitares de " Silphium "). Une fois de plus, il est très difficile de classer un disque de Richard Dawson, toujours à la frontière du kitsch et de l'expérimentation. Chaque titre a un nom de plante dont certaines ont disparu (cooksonia, silphium), comme pour célébrer son attachement à la natu

Baptiste W. Hamon & Barbagallo - Barbaghamon

Quand deux des plus talentueux songwriters français actuels se rencontrent, ça ne peut produire qu'un excellent disque. Baptiste W. Hamon et Julien Barbagallo réussissent l'audacieux pari de réunir leurs deux univers assez différents pour en tirer le meilleur. Le premier s'inscrit à la fois dans une tradition de chanson française (Jean Ferrat) et de country musique américaine (Townes Van Zandt) à l'ancienne. Le second plus "moderne" marrie l'électro d'un Sébastien Tellier et la pop d'un JP Nataf, assez éloigné au final de Tame Impala et d'Aquaserge, deux formations dont il est pourtant à l'occasion batteur. Le disque est construit à l'image d'un diptyque : une partie est l'oeuvre de Baptiste W. Hamon (" J'écoute l'eau ", " Ils fument ", " Maria "), l'autre de Barbagallo (" Le jour viendra ", " Nous nous reverrons ", " Le bleu du ciel "). Qu'ils se retro