Difficile de passer à côté de la nouvelle. Alain Bashung est mort et c'est tout le rock français qui est orphelin. Et c'est ma chronique précédente qui raisonne désormais bizarrement : "Your life is over ?" Bashung, c'était l'exemple, le modèle à suivre, celui qui avait su créer un rock à la française, loin des canons anglo-saxons en vigueur. Il avait construit depuis "Gaby Oh Gaby" une oeuvre exigeante et cohérente, de celles qui resteront. Bashung, c'était l'anti-Johnny. Après, ça m'énerve un peu car tous les médias en parlent maintenant, mais c'est trop tard. C'est avant qu'il fallait voir que ce type était sans conteste un des plus grands de la chanson française, un des rares encore en vie et à tenir sur la durée. "Bleu pétrole" restera donc son dernier disque, il aura été jusqu'au bout, discrètement, pour son public, pour la musique qu'il chérissait indéniablement, pour tous ses jeunes artistes qui voyaient en lui comme un père ou un grand frère. J'essaierai sans doute de faire une petite rétro sur sa carrière dans le courant de l'année. C'est toujours comme ça, c'est quand les gens partent qu'on commence à s'apercevoir à quel point ils vont nous manquer. En attendant, voici un extrait de son dernier Taratata avec une très belle reprise de Ike & Tina Turner :
" It’s the end of the world as we know it and i feel fine " nous chantait déjà REM en 1987. Les années passent et ce sentiment s'élargit. Devant une actualité toujours déprimante, nous sommes de plus en plus nombreux à préférer l'indifférence, pour nous protéger, rester "en vie". C’est sur ce constat défaitiste et aussi sur une même accointance pour les guitares tranchantes que Peter Buck et Luke Haines ont décidé d’écrire des disques à 4 mains. Pour ceux qui ne savent pas qui sont ces deux individus, le premier n’est rien d’autre que l’ancien guitariste de REM, le second est l’ancien chanteur de The Auteurs. Tous deux sont responsables d’une palanquée de mes classiques personnels. " Going down to the river... to blow my mind " est déjà leur troisième album commun. J’avais quelque peu fait l’impasse sur les deux premiers, à tort. En tout cas, ce nouveau présente une liste de titres impeccables dans la droite lignée des premiers disques de The Auteu...
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