On ne présente plus le premier, l’un des écrivains français les plus traduits au monde, controversé, aimant la provocation, jusqu’à flirter avec l’extrême droite ou tourner dans un porno amateur. On l’avait déjà retrouvé sur disque lors d’une collaboration avec Bertrand Burgalat pour le brillant et culte " Présence humaine " en 2000. Ses textes poétiques se marient bien avec la musique, ils ont leur mélodie, même s’ils sont juste déclamés. On connait un peu moins le second. Pourtant, c’est lui qui fut à l’origine du renouveau artistique de deux chanteurs attachants et en perte de vitesse, au bout du rouleau : d’une part, Daniel Darc, l’ex Taxi Girl avec le bien nommé " Crève coeur " en 2004, grand disque de chanson d’ici, et d’autre part, Pete Doherty, l’ex Libertines qui peinait à se renouveler avec un album élégant, à la classe délicieusement désuète. Les deux se seraient mis d’accord à l’écoute du " Psaume 23 " repris par Darc sur l’album susnommé. Houe...
Je ne suis pas du tout d'accord. Certes, Pete est un junky, un peu pauvre type, mais tu ne peux pas comparer ça aux Libertines ou aux Babyshambles. Son projet solo est une musique beaucoup plus douce. Il ne fait pas que se la jouer - il joue, en l'occurrence, très bien. Impossible de nier la beauté de ses textes : c'est un vrai poète. Rien à voir non plus avec les Last Shadow Puppets, je ne vois même pas pourquoi on comparerait. Après, niveau mélodique, je ne me suis pas DU TOUT fait chier. Les accompagnements sont de toute beauté, variés, et la voix très vivante. C'est frais comme l'aube.
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Chacun ses goûts monsieur Jimmy !
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