Je continue mes sagas, après celle sur Dominique A, avec un vieux groupe anglais, un peu trop méconnu à mon goût, qui a eu la malchance de sortir à la même époque que d'autres groupes plus emblématiques comme les Clash ou les Sex Pistols. Et oui, retour arrière, on est en 1977, en Angleterre, c'est l'explosion du punk. The Jam, puisqu'il s'agit d'eux, sont déjà un peu en marge de ce mouvement. Leurs influences, à l'inverse des autres groupes précités qui veulent faire fi du passé, sont à aller chercher dans les années 60 avec les Kinks, les Beatles, les Rolling Stones. Surtout les Rolling Stones avec ce premier album "In The City". Disons qu'ils font du Rolling Stones, mais à la façon punk, en plus social, plus revendicatif, en jouant plus vite aussi. Typiquement anglais, diront certains. Et c'est pourquoi le groupe ne rencontrera le succès principalement qu'outre-manche. Dommage. Sur "In The City", The Jam se cherche encore, essaie de trouver son style. Moins efficace que les Clash, les Sex Pistols ou les Buzzcocks, plus ancrée dans le quotidien, leur musique ne s'impose pas encore. Le meilleur est à venir. Car, pas sûr par exemple que les Smiths auraient été ce qu'ils étaient sans la bande à Paul Weller.
" It’s the end of the world as we know it and i feel fine " nous chantait déjà REM en 1987. Les années passent et ce sentiment s'élargit. Devant une actualité toujours déprimante, nous sommes de plus en plus nombreux à préférer l'indifférence, pour nous protéger, rester "en vie". C’est sur ce constat défaitiste et aussi sur une même accointance pour les guitares tranchantes que Peter Buck et Luke Haines ont décidé d’écrire des disques à 4 mains. Pour ceux qui ne savent pas qui sont ces deux individus, le premier n’est rien d’autre que l’ancien guitariste de REM, le second est l’ancien chanteur de The Auteurs. Tous deux sont responsables d’une palanquée de mes classiques personnels. " Going down to the river... to blow my mind " est déjà leur troisième album commun. J’avais quelque peu fait l’impasse sur les deux premiers, à tort. En tout cas, ce nouveau présente une liste de titres impeccables dans la droite lignée des premiers disques de The Auteu...
moi j'adore ce disque, "in the city" est un de mes singles préférés de cette période
RépondreSupprimerj'adore les Jam de cette époque, pour moi ils sont assez comparables aux Undertones ou aux Buzzcocks, dans cette approche "pop-punk" à mi chemin entre modernité et héritage sixties (assez) bien digéré
La bonne nouvelle, c'est que Rick Buckler et Bruce Foxton joueront à Paris avec From The Jam, le Jeudi 01 Octobre 2009 au Trabendo !
RépondreSupprimerC'est clairement le plus proche des Jam que nous ne verrons jamais.
Bravo pur le blog by the way !