2 mars 2012

Rover - Rover

Lorsqu'il est arrivé seul avec sa guitare sur la scène de la Cigale entre La Femme et WU LYF, lors du dernier festival des Inrocks, je me suis demandé qui pouvait bien être ce grand type au look improbable. Passée la première impression visuelle, le bonhomme a rapidement fait parler le reste, à savoir une voix et une présence peu communes. Surtout pour un français, Timothée Régnier, de son vrai nom. On a rarement entendu un tel lyrisme par chez nous. Et, sans tomber le moins du monde dans le ridicule ou la grandiloquence. On pensait laisser inexorablement cette grâce, cette émotion-là, à fleur de peau, aux anglo-saxons par le biais de Jeff Buckley ou Antony Hegarty, même si la musique de Rover ressemble plus à celle d'un Bowie période "Hunky Dory". Après un premier EP remarqué paru l'année dernière, j'avais peur, comme il arrive souvent dans ce genre de cas de figure, que le chanteur ne tienne pas la longueur d'un album, qu'il ne parvienne pas à tenir l'intensité d'un "Aqualast".
C'était ignoré le talent du monsieur, sa palette musicale aussi, beaucoup plus large que prévue. A l'heure où mes victoires de la musique devraient bientôt rendre leur verdict, je suis déjà prêt à miser quelques biftons sur Rover, future révélation 2013. Car mine de rien, le chanteur a placé la barre haute.

Clip de "Aqualast" :

Album en écoute intégrale sur Deezer.

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