Et voilà désormais la chronique française hebdomadaire ! Cette semaine, j'ai un peu de retard, car le disque est sorti il y a déjà pas mal de temps. Il s'agit de "Stromboli", le deuxième album des Rennais de Montgomery. Je dois dire que celui-là, je voulais le chroniquer depuis longtemps, mais ce n'est pas le genre de disques dont on parle comme ça, à la légère. Alors, j'ai attendu, j'ai pris mon temps. Pourquoi ? Parce que "Stromboli" est ce qu'on pourrait appeler un disque touffu, dense, chaque titre est une montagne russe, faite de montées, de descentes, de bifurcations en tout genre. C'est riche, trop riche même que ça en devient parfois indigeste. Ben, ouais, à la première écoute, on se dit pourtant que cela doit être long en bouche, parce que compliqué. Et puis, plus on y revient, plus on se dit que finalement, c'est juste trop compliqué. Le plus souvent, on ne comprend d'ailleurs même pas les paroles. Dommage, car il y a de l'idée. Quelques morceaux comme "6 bonnes raisons", le single, dont je vous avais déjà parlé ici, "Mégaceros" ou "Trampoline" sont plein de trouvailles ... On dirait des Innocents qui auraient trop écouté Animal Collective. Je viens d'apprendre récemment que le groupe fera la première partie de Dominique A, à Clermont Ferrand prochainement. Et je me dis que c'est justement cela qui leur manque, la rigueur et la voix du "maître". Avec leurs idées farfelues et leurs bricolages mélodiques et ludiques, "Stromboli" aurait eu une sacré gueule. Dommage, mais Montgomery est indéniablement un groupe à suivre, car le meilleur est forcément, encore à venir. (MySpace)
" It’s the end of the world as we know it and i feel fine " nous chantait déjà REM en 1987. Les années passent et ce sentiment s'élargit. Devant une actualité toujours déprimante, nous sommes de plus en plus nombreux à préférer l'indifférence, pour nous protéger, rester "en vie". C’est sur ce constat défaitiste et aussi sur une même accointance pour les guitares tranchantes que Peter Buck et Luke Haines ont décidé d’écrire des disques à 4 mains. Pour ceux qui ne savent pas qui sont ces deux individus, le premier n’est rien d’autre que l’ancien guitariste de REM, le second est l’ancien chanteur de The Auteurs. Tous deux sont responsables d’une palanquée de mes classiques personnels. " Going down to the river... to blow my mind " est déjà leur troisième album commun. J’avais quelque peu fait l’impasse sur les deux premiers, à tort. En tout cas, ce nouveau présente une liste de titres impeccables dans la droite lignée des premiers disques de The Auteu...
Oui, je sais, je ne suis pas très productif ces derniers temps... Une nouvelle fois, plus le temps, plus l’envie. J’avoue même écouter moins de musique. Heureusement, il y a quelques nouveautés qui me donnent toujours envie d’y revenir. Les productions de Thom Yorke quelqu’elles soient - Radiohead évidemment dont on annonce une sortie d'ici fin de l'année, en solo ou avec The Smile - en font partie. Le voici en duo avec Mark Pritchard, musicien australien de cinquante ans dont j’admets ne rien connaître. Ce n’est pas le genre de musique que j’écoute habituellement, encore que, pas si éloignée de celle de Kraftwerk. Les deux avaient déjà travaillé ensemble, notamment, sur " Beautiful People " extrait de l’album " Under the sun " de l’australien paru en 2016. Cette nouvelle collaboration permet au chanteur de Radiohead de signer son premier diqque sur un label qu’il vénère depuis longtemps, Warp (Aphex Twin, Boards of Canada, Autechre, etc). Et je dois dire q...
9 ans déjà. 9 ans depuis que nous avons côtoyé l'horreur. Si proche, cette fois. Le choc fut donc plus rude. Ce vendredi 13 novembre 2015 a laissé des traces indélébiles pour tous les amateurs de musique live. Pourtant, à la même date, cette année, le nombre de bons concerts à Paris était pléthorique, pour ne pas dire démentiel. Imaginez vous : il y avait le choix entre les irlandais de Fontaines DC, chouchous de la scène rock actuelle au Zénith, les revenants de Mercury Rev à la Maroquinerie, François and the Atlas Mountains, pour une relecture live de leur disque de 2014, " Piano Ombre " à la Philharmonie de Paris, les nouveaux venus de Tapir! Au Pop Up du Label, la troupe suisse de l'Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp à la Marbrerie et enfin Beak>, le groupe de Geoff Barrow, ancien batteur de Portishead. Et encore, je n'ai cité que les concerts intéressants que j'avais repéré. Je suis sûr qu'il y en avait d'autres... Mais pourquoi une telle...
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