Accéder au contenu principal

Nick Cave & The Bad Seeds - Push The Sky Away

"Jubilee Street", quel morceau et quel clip ! C'est bien simple, depuis quelques semaines, il n'y a pas une journée ou presque durant laquelle je ne l'ai pas écoutée. On y retrouve le meilleur des Tindersticks, un mélange de cordes, de choeurs, et cette voix divine, posée admirablement jusqu'à l'envolée finale. "I'm flying. Look at me. I'm flying". Ben, ça fait bien longtemps qu'une chanson de Nick Cave ne m'avait pas procuré de telles sensations. Ajouter à cela le fait que le sieur sera présent à la prochaine collection été de la Route du Rock à Saint-Malo, je me dis qu'il serait sans doute temps pour moi d'aller le voir sur scène. Il faut dire que je n'ai jamais été un fervent admirateur de l'australien. J'apprécie sa musique, j'admets que quelques titres de son répertoire font objectivement partie des classiques de l'histoire du rock (comme "The Mercy Seat"). Et surtout que dans sa déjà longue discographie, il n'y a pour ainsi dire pas beaucoup de déchets. Pourtant, aucun de ses albums ou presque n'a déclenché chez moi un engouement total. Même ce dernier "Push The Sky Away", classe mais trop poli. 
La guitare de Mick Harvey est partie et cela se ressent : plus de douceur mais moins de folie. Le monsieur continue donc sa carrière exemplaire, accompagné de ces indispensables mauvaises graines qui vont et viennent au gré des albums, permettant à l'ensemble de ne jamais tomber dans la redite. C'est ce qu'on appelle une valeur sûre, chose de plus en plus rare par les temps qui courent.

Clip de "We No Who U R" :

Clip de "Jubilee Street" :

Album en écoute intégrale sur Grooveshark.

Commentaires

  1. Juste un détail (mais d'importance pour le 'fan absolu' que je suis...) : chez les Bad Seeds, le grain de "folie" à la guitare c'est Blixa Bargeld (parti en 2003) qui l'apportait, pas Mick Harvey. A noter le retour du bassiste originel, Barry Adamson.

    Le Caveman à la RDR ? Ah enfin ! Mais je suis encore plus excité par la reformation de CRIME & THE CITY SOLUTION (là aussi hélas sans Mick Harvey) et leur venue à Lyon en mai ! @ +

    RépondreSupprimer
  2. Merci pour le détail d'importance concernant Blixa Bargeld :)
    Mon disque préféré du "Caveman", comme tu dis, reste peut-être "Your Funeral...my trial".
    Pour Crime & the City Solution, oui, le premier single est pas mal en tout cas, sans être très original : https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=u8kpy15K14k

    RépondreSupprimer
  3. Ah ! Dans mes bras (virtuels), l'ami : 'Your Funeral' est aussi mon album préféré des BAD SEEDS ! Quant à CRIME, oui je confirme : le nouvel album est très bon ! Simon Bonney n'a rien perdu de ses talents de songwriter & de chanteur/crooner ! Et puis en live, ils rejouent tous leurs 'vieux' morceaux de bravoure ! J'espère que David E. Edwards sera de la tournée à venir en Europe (j'essaierai de lui demander car je le verrai deux fois sur scène cette semaine avec WOVENHAND...)

    P.S. : autre extrait de 'American Twilight' à écouter, l'excellent "My Love Takes Me There" > https://soundcloud.com/muterecords/crime-the-city-solution-my-1

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Philippe Cohen Solal & Mike Lindsay - Outsider

Henry Darger était ce qu'on appelle un artiste "outsider". Il a oeuvré toute sa vie dans l'ombre. Ses travaux n'ont été découverts qu'à sa mort, en 1973. C'est avant tout " Vivian girls ", un récit épique de plus de 15 000 pages racontant une histoire de princesses, d'esclavage, de guerres, peuplée de tout un tas de personnages imaginaires, tantôt morbides, tantôt enfantins. Elle est accompagné d'aquarelles, collages, dessins en tous genres et inspirée par l'univers des comics. Depuis sa mort, son oeuvre fait l'objet d'un culte grandissant. On l'a retrouvée exposée dans de nombreux musées d'art moderne, à Chicago, sa ville natale, New-York ou Paris. Cette fois-ci, c'est le compositeur français Philippe Cohen Solal, fondateur de Gotan Project, touché par cet artiste maudit, qui a décidé de faire un album complet autour de son univers.  Il a pour cela fait appel à quelques amis : Mike Lindsay, leader des folkeux an

Et toi, t'as écouté quoi en 2020 ?

Nous y voici donc, le calendrier des sorties de l'année 2020 avec les disques chroniqués ici-même. 50 disques pour une année 2020 qui, si elle n'a pas été franchement emballante d'un point de vue événements a réussi à tenir malgré tout le cap niveau musical avec quelques beaux disques. Je vous laisse partager en commentaires vos coups de coeur personnels si ça vous dit. Il me restera ensuite à clôturer définitivement l'année avec ma compilation millésimée et mon top 10 des albums, pris bien sûr dans cette sélection. JANVIER 8   : Electric Soft Parade - Stages 10 : Alexandra Savior - The Archer 17 : of Montreal - UR FUN 24 : Andy Shauf - The Neon Skyline        Tristen - Les identités remarquables 31 : Dan Deacon - Mystic Familiar        Superbravo - Sentinelle        Destroyer - Have We Met FEVRIER 7   : Isobel Campbell - There is no other... 14 : Octave Noire - Monolithe 21 : Spinning Coin - Hyacinth 28 : Grimm Grimm - Ginormous MARS : 6   : The Saxopho

The Avalanches - We Will Always Love You

Après la sortie du dernier disque de Gorillaz rempli à ras bord de musiques en tous genres et d'invités de marque, voici The Avalanches qui placent peut-être encore la barre au-dessus, si cela est possible. Jugez plutôt : MGMT, Johnny Marr, Vashti Bunyan, Mick Jones, Neneh Cherry, Kurt Vile, Karen O, Wayne Coyne ou Rivers Cuomo. On est donc dans la surenchère de sons, de collaborations, d'albums pleins comme un oeuf. Bienvenue dans la culture du zapping, sauf qu'ici, il y a - et c'est ça qui est assez incroyable - une vraie homogénéité malgré les styles si différents des invités. Chacun est venu se fondre dans la grande orgie pop orchestrée par le duo Australien. Contrairement au Gorillaz, on peut ici tout aimer ou presque. Si je n'étais pas forcément convaincu par les quelques singles annonciateurs, l'écoute entière de l'album m'a conquis. C'est le miracle de ce groupe : comme " Since I Left You " paru il y a déjà vingt ans, ce " We