Accéder au contenu principal

Maissiat - Tropiques

Encore une bien belle semaine musicale avec une troisième sortie qui a retenu mon attention. En plus, cette fois-ci, c'est une vraie révélation ! Maissiat, Amandine de son prénom, est une chanteuse française, adepte du piano, à la musique douce et mélancolique, aux textes habiles et poétiques ("Nulle part où aller, votre coeur, c'était le monde entier"). "Tropiques" est son premier disque, même si on a déjà pu l'entendre au sein des sympathiques mais dispensables Subway. Si on veut à tout prix traquer les références, on pourrait la rapprocher de la Véronique Sanson des débuts, d'une Jeanne Cherhal plus touchante. Mais cela serait trop restrictif tellement la palette musicale et la gamme d'émotions que Maissiat arrive à aborder avec son instrument de prédilection, semble large.
Et tant pis si cette artiste ne rencontrera sûrement pas le même succès que n'importe quel gagnant des nombreux télé-crochets, aucun d'entre eux n'est capable d'écrire une chanson aussi belle et déchirante que "Le Départ". Et que dire de "Jour de chance" et de cette mélodie qui monte, descend, virevolte, tourbillonne, explose littéralement : "Tu t'envolais...". Oui et on sait que peu de disques français réussiront à grimper aussi haut cette année. On chérit déjà Maissiat comme un joli "Trésor" qu'on espère plus si caché dans les semaines à venir.

Clip de "Le Départ" :

Clip de "Trésor" :

Album en écoute intégrale sur Deezer.

Commentaires

  1. Ah dans mes bras (encore ?), cher Vincent ! MERCI, oui vraiment pour cette précieuse découverte... Je n'ai pas commenté de suite ton article, prenant le temps d'écouter l'album et des versions live (celle dépouillée de "Trésor" pour la session Le Hiboo est sublime !) D'emblée, j'ai adoré sa voix empreinte de mélancolie (qui rappelle celle de F. Hardy) et ses délicates harmonies vocales. J'ai vite été conquis par les mélodies (et les textes !) de ses chansons très émouvantes. Du coup, obligé, je cours la voir sur scène vendredi prochain !

    RépondreSupprimer
  2. Eh, eh, ça fait plaisir de voir qu'en ce moment, on est sur la même longueur d'ondes...Pour les concerts, c'est un peu le calme plat chez moi, mais j'espère pouvoir sortir bientôt de ma tanière ;-)
    Tu me diras comment c'était ?
    A+

    RépondreSupprimer
  3. Quelques mots sur le concert de vendredi dernier @ Cave à musique, Mâcon : c'était très bien mais trop court... Elle était en 1re de Pauline Croze et n'a pu jouer que 35 min : les 7 premiers titres de l'album mais dans un autre ordre (donc pas "Jour de chance", hélas). Elle a joué seule les 1er et dernier morceaux ("Soûle" et "Le Départ") et était accompagnée par Katel (guitare, claviers...) sur les autres titres. Belles émotions garanties en live : hâte donc de la revoir ailleurs et plus longtemps ;)

    P.S. : "sur la même longueur d'ondes" ? Euh... pas trop souvent -euphémisme- quand même. Sauf que je me tais quand j'aime pas (je ne voudrais pas trop passer pour un "pisse-froid", tu me comprends ?)

    RépondreSupprimer
  4. Merci pour le retour sur le concert de Maissiat. Si effectivement tu ne mets des commentaires que lorsque tu aimes, on n'est pas si souvent d'accord ;-) Mais bon, je vois que tu restes fidèle et c'est bien là l'essentiel !

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Luke Haines & Peter Buck - Going Down To The River... To Blow My Mind

" It’s the end of the world as we know it and i feel fine " nous chantait déjà REM en 1987. Les années passent et ce sentiment s'élargit. Devant une actualité toujours déprimante, nous sommes de plus en plus nombreux à préférer l'indifférence, pour nous protéger, rester "en vie". C’est sur ce constat défaitiste et aussi sur une même accointance pour les guitares tranchantes que Peter Buck et Luke Haines ont décidé d’écrire des disques à 4 mains. Pour ceux qui ne savent pas qui sont ces deux individus, le premier n’est rien d’autre que l’ancien guitariste de REM, le second est l’ancien chanteur de The Auteurs. Tous deux sont responsables d’une palanquée de mes classiques personnels. " Going down to the river... to blow my mind " est déjà leur troisième album commun. J’avais quelque peu fait l’impasse sur les deux premiers, à tort. En tout cas, ce nouveau présente une liste de titres impeccables dans la droite lignée des premiers disques de The Auteu...

"Starman : Quand Ziggy éclipsa Bowie" & "Nick Cave : Mercy on Me" de Reinhard Kleist

Deux chroniques pour le prix d'une ! Et des chroniques de bandes dessinées, une fois n'est pas coutume. Mais des bandes dessinées sur la musique et le rock en particulier. Noël est passé, mais il n'est jamais trop tard ou se faire plaisir ou offrir. Voici en tout cas deux bouquins que je recommande fortement pour qui aime l'univers et la musique de ces deux grands artistes : David Bowie et Nick Cave. Mais qui ne les aiment pas ? Reinhard Kleist, l'auteur de ces deux livres, est un dessinateur allemand qui, après avoir déjà réalisé une biographie de Johnny Cash enchaîne donc avec les deux chanteurs susnommés. Il n'a pas réalisé que ce type d'oeuvre, mais c'est quand même ce qui est en train de faire son succès. Il faut dire, comme je l'ai dit précédemment qu'elles sont particulièrement réussies. Si Bowie - paix à son âme - n'est plus en état de valider ou non cette énième biographie, Cave a déjà dit tout le bien qu'il pensait de la sienne ...

Michel Houellebecq & Frédéric Lo - Souvenez-vous de l'homme

On ne présente plus le premier, l’un des écrivains français les plus traduits au monde, controversé, aimant la provocation, jusqu’à flirter avec l’extrême droite ou tourner dans un porno amateur. On l’avait déjà retrouvé sur disque lors d’une collaboration avec Bertrand Burgalat pour le brillant et culte " Présence humaine " en 2000. Ses textes poétiques se marient bien avec la musique, ils ont leur mélodie, même s’ils sont juste déclamés. On connait un peu moins le second. Pourtant, c’est lui qui fut à l’origine du renouveau artistique de deux chanteurs attachants et en perte de vitesse, au bout du rouleau : d’une part, Daniel Darc, l’ex Taxi Girl avec le bien nommé " Crève coeur " en 2004, grand disque de chanson d’ici, et d’autre part, Pete Doherty, l’ex Libertines qui peinait à se renouveler avec un album élégant, à la classe délicieusement désuète. Les deux se seraient mis d’accord à l’écoute du " Psaume 23 " repris par Darc sur l’album susnommé. Houe...