Accéder au contenu principal

Maston - Shadows

Décidément Trouble In Mind Records, ce petit label originaire de Chicago n'a pas son pareil pour dégoter de jolies nouveautés de pop psychédélique. Après la révélation Jacco Gardner, voici celle de Maston - du nom de leur leader Franck - dont le disque "Shadows" est pourtant sorti un peu avant. C'est grâce au dernier vide-poches, loin de ressembler à des fonds de tiroir, de la Blogothèque que j'ai eu connaissance du groupe. Il faut dire que le webzine, désormais mondialement réputé dans le milieu grâce à ses "concerts à emporter", est le repère d'une bande de passionnés, à l'affût de la moindre découverte qui sortirait des sentiers battus. Et me voilà, une fois de plus, à rattraper le retard que j'ai pu prendre les semaines précédentes, un lundi, comme pour les formidables Alpine Decline. L'influence est à aller chercher du côté des sixties californiennes, des Beach Boys sous acide, de Phil Spector, voire de Love, mais y en ajoutant une pointe de modernité dans les sonorités - on pense parfois à Animal Collective, à Beach House, voire même à la musique façon cirque d'un Yann Tiersen -, à l'inverse du néerlandais précité, dont la reproduction des modèles pouvait paraître sur la longueur un poil convenu, malgré l'évident talent.
 
Le disque est court - à peine trente minutes -, en partie musical, mais regorge de mélodies délicates comme l'entraînant "Mirror" qui vous feraient facilement croire que tout pourrait recommencer, comme il y a bientôt cinquante ans. Car une fois que l'album est fini, on a envie que d'une chose, le remettre, inlassablement. Et la semaine de commencer de bien belle manière...

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Philippe Cohen Solal & Mike Lindsay - Outsider

Henry Darger était ce qu'on appelle un artiste "outsider". Il a oeuvré toute sa vie dans l'ombre. Ses travaux n'ont été découverts qu'à sa mort, en 1973. C'est avant tout " Vivian girls ", un récit épique de plus de 15 000 pages racontant une histoire de princesses, d'esclavage, de guerres, peuplée de tout un tas de personnages imaginaires, tantôt morbides, tantôt enfantins. Elle est accompagné d'aquarelles, collages, dessins en tous genres et inspirée par l'univers des comics. Depuis sa mort, son oeuvre fait l'objet d'un culte grandissant. On l'a retrouvée exposée dans de nombreux musées d'art moderne, à Chicago, sa ville natale, New-York ou Paris. Cette fois-ci, c'est le compositeur français Philippe Cohen Solal, fondateur de Gotan Project, touché par cet artiste maudit, qui a décidé de faire un album complet autour de son univers.  Il a pour cela fait appel à quelques amis : Mike Lindsay, leader des folkeux an

Et toi, t'as écouté quoi en 2020 ?

Nous y voici donc, le calendrier des sorties de l'année 2020 avec les disques chroniqués ici-même. 50 disques pour une année 2020 qui, si elle n'a pas été franchement emballante d'un point de vue événements a réussi à tenir malgré tout le cap niveau musical avec quelques beaux disques. Je vous laisse partager en commentaires vos coups de coeur personnels si ça vous dit. Il me restera ensuite à clôturer définitivement l'année avec ma compilation millésimée et mon top 10 des albums, pris bien sûr dans cette sélection. JANVIER 8   : Electric Soft Parade - Stages 10 : Alexandra Savior - The Archer 17 : of Montreal - UR FUN 24 : Andy Shauf - The Neon Skyline        Tristen - Les identités remarquables 31 : Dan Deacon - Mystic Familiar        Superbravo - Sentinelle        Destroyer - Have We Met FEVRIER 7   : Isobel Campbell - There is no other... 14 : Octave Noire - Monolithe 21 : Spinning Coin - Hyacinth 28 : Grimm Grimm - Ginormous MARS : 6   : The Saxopho

The Avalanches - We Will Always Love You

Après la sortie du dernier disque de Gorillaz rempli à ras bord de musiques en tous genres et d'invités de marque, voici The Avalanches qui placent peut-être encore la barre au-dessus, si cela est possible. Jugez plutôt : MGMT, Johnny Marr, Vashti Bunyan, Mick Jones, Neneh Cherry, Kurt Vile, Karen O, Wayne Coyne ou Rivers Cuomo. On est donc dans la surenchère de sons, de collaborations, d'albums pleins comme un oeuf. Bienvenue dans la culture du zapping, sauf qu'ici, il y a - et c'est ça qui est assez incroyable - une vraie homogénéité malgré les styles si différents des invités. Chacun est venu se fondre dans la grande orgie pop orchestrée par le duo Australien. Contrairement au Gorillaz, on peut ici tout aimer ou presque. Si je n'étais pas forcément convaincu par les quelques singles annonciateurs, l'écoute entière de l'album m'a conquis. C'est le miracle de ce groupe : comme " Since I Left You " paru il y a déjà vingt ans, ce " We